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Présentation

  • Les objectifs de LOUD

    – La mise en avant des groupes émergents de la scène loud de la Fédération Wallonie-Bruxelles, auprès du public mais, surtout des professionnels belges et étrangers

    – La mise en contact des groupes émergents avec les professionnels du secteur en vue d’obtenir un encadrement professionnel adapté à leurs besoins et à leur esthétique

    – Le soutien et l’accompagnement de groupes émergents dans le moyen terme, via la mise à disposition d’outils et de programmes spécifiques et personnalisés, selon les besoins de chacun des groupes (sur mesure) : coaching, promo web, résidence, shooting photo, captations vidéo, attaché de presse, studio et pressage, matériel, soutien financier, dates et tournée, clip, formations…

  • Un festival de showcases 100% LOUD

    LOUD by Court-Circuit est un nouveau dispositif d’accompagnement mis en place part Court-Circuit à destination de la scène rock dur/loud rock (metal, trash, heavy metal, death, trash metal, doom, hardcore, gothic, gothic, neo-metal, indus, black metal, … et toutes autres combinaisons).

    Il s’agit d’un festival de showcases qui se déroule au Botanique – le 19 décembre pour l’édition 2015 – devant un large de panel de professionnels. Avec, à la clef, des possibilités de participer à des programmes spécifiques, en fonction des besoins des groupes participants (accompagnement, coaching, promo web, presse, studio, soutien financier, tournée, formation, matériel, shooting photo, presskit…).

    Un jury de professionnels sélectionnera, sur base des dossiers, les 4 groupes qui auront l’occasion de participer à des résidences dans les salles du Club Plasma (Alhambra, Atelier Rock, Entrepôt, Magasin 4).

    Ces 4 salles accompagneront les groupes et leur offriront l’opportunité de se professionnaliser. Suite à cela, ces salles programmeront le groupe avec lequel ils auront travaillé.

    L’agenda des résidences sera réalisé en accord entre la salle et le groupe sélectionné.

    Un festival réunissant les 4 groupes et une tête d’affiche aura lieu le 19 décembre au Botanique.

  • Résidences & outils de développement

    Outre la participation au festival de showcases, c’est donc à tout un processus de développement, de promotion et de soutien auquel les groupes auront accès via ce dispositif, en amont et en aval du festival au Botanique.

    En partenariat avec les salles de Club Plasma, des résidences seront offertes aux groupes sélectionnés. Répétez dans une salle professionnelle, avec un ingénieur du son et peaufinez votre show. Avec l’aide un professionnel du secteur, cernez vos lacunes, vos besoins…

    Résidences en collaboration avec l’Alhambra, l’Atelier Rock,l’Entrepôt et le Magasin 4.

Résidences

Découvrez les quatres groupes sélectionnés pour l’édition 2015 à travers les diaporamas sonores réalisés durant leurs résidences et showcases ainsi que les interviews de Pompon, parrain du LOUD Program !

  • Electric)Noise(Machine

    Le lundi 16 novembre, Pompon clôturait sa tournée des résidences par une visite aux bruxellois d’ Electric)noise(Machine, lors de leur dernier jour de travail à l’Atelier Rock à Huy. Pédales, effets et travail minutieux du son, Electric)noise(Machine ne badine pas avec la résidence !

    Pompon : Elecric)noise(Machine, Bruxelles, formation en trio assez originale au niveau du choix des instruments et du rapport de ces derniers entre eux. Vous pouvez nous en faire un petit résumé ?

    ENM : A la base, on a tous les trois une expérience dans différents groupes avec une formation qu’on pourrait qualifier de « classique », c’est-à-dire batterie, basse, guitare, chant. On a juste eu envie de faire un groupe avec un concept un peu plus original, sans guitare mais tout en gardant la même puissance, sans qu’on sente son manque. C’est là tout le gros de notre travail, c’est d’essayer de transformer un son de basse en un son de guitare. Ce qui est difficile également avec une seule basse c’est de faire des mélodies parce que normalement la basse fait la rythmie tandis que la guitare joue la mélodie. Quand on fait un ou deux morceaux, ça ne pose pas de souci mais la difficulté est de ne pas tomber dans la répétition au bout de 15 morceaux. C’est un peu ça le défi aussi, c’est un travail de son.

    Pompon : Et donc la résolution du défi passe notamment par un obstacle supplémentaire, les pédales ?

    ENM : Oui bien sûr, elles sont partout, sur la basse, sur la voix, et on a aussi ajouté un synthé qui ne fait pas office d’instrument mais plutôt de pédale également, pour apporter d’autres effets. On essaie de combler le manque de guitare en jouant avec ces effets, sur les dynamiques et les textures de son. Ce à quoi on aspire c’est à avoir notre propre identité et notre propre son, celui d’Electric)noise(Machine, qui ne serait ni un son de guitare, ni un son de basse mais un son modulé avec des effets, et pas forcément ceux que tout le monde utilise, plutôt des mix d’effets qui n’ont pas encore été fait ou que les gens n’ont pas encore osé faire : des mélanges de pédales, des réglages assez puissants, etc. On ne s’est d’ailleurs jamais revendiqués comme un groupe mais plutôt comme un projet musical. Ce qui n’empêche pas qu’on ait notre identité propre, qu’on sache ce qu’on veut faire comme musique, extrême et « rentre-dedans », mais c’est avant tout un projet à tous niveaux. On expérimente.

    Pompon : Mais en sortant du schéma classique dominant ?

    ENM : Oui, ce qui est original d’une part mais qui peut de l’autre nous poser problème pour trouver des dates de concerts par exemple. Notre formation fait parfois un peu peur aux promoteurs de concerts ou bookers qui ont l’envie de nous faire jouer mais se demandent où ils vont pouvoir nous mettre. Les promoteurs aiment savoir qu’ils attireront un certain type de public avec un style particulier. Le problème s’est déjà soulevé avec Electric)noise(Machine qu’un promoteur nous contacte puis se rende compte qu’il n’y a pas de guitare et nous demande comment on joue alors, ce à quoi on répond : « fais nous jouer et tu verras ». Certaines personnes n’aiment pas le risque ou osent moins. C’est aussi le souci qu’on a actuellement avec des bookers qui nous contactent parce qu’ils aiment bien ce qu’on fait en live mais qui s’interrogent sur les scènes où ils vont pouvoir nous faire jouer. C’est une fierté pour nous de ne pas appartenir à une seule scène mais ça nous met souvent des bâtons dans les roues.

    Pompon : ça fait aussi un peu peur aux ingés son ?

    ENM : Surtout aux ingés son, oui. (rires) C’est aussi pour ça qu’on fait une résidence, et ce n’est pas la première. C’est un travail plus important peut-être sur le son que celui fait par les autres groupes.

    Pompon : L’expression « dead pop », c’est une invention de journalistes ?

    ENM : ça vient de nous mais plus particulièrement de Ioan (chanteur-claviériste, NDLR). « Pop » parce que notre musique est relativement accessible. A la première écoute, ça peut sembler agressif mais certains éléments et passages de chant sont clairement pop. On reste dans la musique noise tout en essayant de la présenter de la façon la plus accessible qui soit au grand public. Il ne faut pas avoir eu une éducation dans le hardcore pour apprécier ce que l’on fait. Et « dead », pas pour tuer la pop mais juste parce que ça sonnait bien. (rires) C’est une pop agressive, un nouveau style musical qu’on a eu envie de créer. Notre motivation, c’est d’étonner les gens. Des groupes avec une formation comme la nôtre, on les compte sur les doigts d’une main.

    Pompon : Pour vous, quelle est l’utilité d’une résidence ? Que recherchez-vous ?

    ENM :Il y a un gros travail dans notre local au niveau de la recherche de sons avec les pédales ainsi que la composition des morceaux. Ici, on a un son qui nous convient sur scène et le but maintenant c’est de réussir à le retranscrire d’une façon identique en salle mais pour cela il doit passer par une façade, et ça c’est le travail de l’ingé son. Il y a notamment beaucoup d’amplis à gérer et la résidence nous permet de faire ce travail en toute tranquilité, ce qui n’est pas le cas quand tu as 20 min de « changeover » en concert et que tu ne disposes que de très peu de temps pour faire des tests. Dans notre formation, l’ingé son est le quatrième membre du groupe, il en fait intégralement partie parce qu’il nous est impossible de débarquer dans une salle et de travailler avec un ingé son qui n’est pas familier de notre manière de jouer.On essaie aussi de travailler au maximum avec notre propre matériel de façon à pouvoir s’installer sur scène dans les meilleures conditions possibles, en connaissant à l’avance notre son et l’emplacement de nos différents instruments, ça nous permet d’avoir déjà une bonne base. Evidemment, il faut tenir compte du fait que le mix va changer selon l’environnement dans lequel on va jouer, ce qui n’est pas le cas de formations classiques.Après de multiples expériences dans différents groupes, ce qu’on recherche avec ce projet c’est une certaine reconnaissance de la part d’autres musiciens et ingés son qui apprécieraient la qualité de notre son, c’est ça notre jouissance à nous.

    Pompon : Qu’est-ce qui compte le plus pour vous, le studio ou la scène ? Ou dans votre grosse recherche de son, les deux sont-ils indissociables ?

    ENM : La scène, le live en premier. Le studio nous fait plutôt peur parce qu’il est difficile de faire sonner correctement ce qu’on joue sur un vinyle ou un cd. On rencontre dans le studio le même problème qu’en live, c’est-à-dire qu’on produit quelque chose dont on est plutôt satisfait dans le local ou la chambre d’enregistrement du studio mais dès qu’on passe de l’autre côté de la vitre et que le signal rentre, on entend un son complètement différent qui ne nous plait pas. La finalité c’est la scène. On veut faire du live, que les gens viennent nous voir, et les enregistrements sont juste là pour qu’ils puissent apprendre les paroles et chanter avec nous (rires). Ça nous fait aussi un peu de merchandising et c’est un peu plus sérieux dans la démarche de travail avec un booker, un label ou un promoteur.

    Pompon : Et comment sortir des frontières de la minuscule Communauté française ?

    ENM : On a un flamand ! (rires) C’est évidemment ce qu’on recherche et on ne va pas se plaindre parce qu’on est un des rares groupes en Wallonie qui joue régulièrement en Flandre, et notre premier concert était aux Pays-Bas. Il ne faut pas vraiment se poser la question mais juste écrire à des salles de concerts à l’étranger comme on écrit à des salles en Flandre et en Wallonie. Il faut chercher des lieux, des tournées avec des groupes avec lesquels on se dit qu’on mérite une place et, 9 fois sur 10, on reçoit une réponse négative mais cela n’empêche qu’on continue d’essayer. C’est aussi une question de mentalité : si on veut jouer dans une salle en Wallonie, on va en faire la demande, ils vont nous contacter, on va leur expliquer le projet tandis qu’en Flandre c’est souvent le contraire qui se passe, ce sont les programmateurs qui nous contactent car ils sont intrigués par notre projet, le fait qu’on n’ait pas de guitare, donc la démarche est différente.

    Pompon : Donc la démarche est bien plus proactive en Flandre ?

    ENM : 100% plus proactive. En Wallonie, on doit faire la demande, c’est rare qu’on nous le propose, tandis qu’en Flandre c’est souvent l’inverse : « on a écouté ce que vous faites, on veut vous voir en live, c’est original, on veut vous faire jouer ». Et puis même au niveau public, les gens sont beaucoup plus curieux en Flandre qu’en Wallonie, il y a une sorte de culture musicale flamande qui n’est pas aussi développée en Wallonie. Et sur le territoire wallon, il y a aussi pas mal de « copinage », il faut être copain avec un tel pour pouvoir jouer sur telle ou telle scène. La culture ne s’arrête pas à un concert de Johnny Hallyday sur l’esplanade de la citadelle. Il y a un problème culturel un peu partout en Wallonie. Il y a un certain manque de curiosité du côté francophone qu’il n’y a pas en Flandre, les flamands n’ont pas peur. On a déjà été sur des affiches complètement improbables en Flandre mais qui marchaient super bien. Même chose en Allemagne où dans le coin le plus reculé du pays il y a toujours des gens qui sont intéressés par la musique rock. Que tu chantes en anglais, en néerlandais ou en espagnol, ils s’en fichent, ils sont ouverts à tout.

    Pompon : Dans le développement du groupe, comment voyez-vous votre « entourage » professionnel, bookers et autres ?

    ENM : En tant que groupe, on s’occupe de tout ce qui est création de morceaux, travail du son et meilleur live possible ; le label s’occupe de notre promotion et de nous faire connaître au plus grand nombre. Chacun a ses propres tâches. On est signé sous un label qui nous a sorti notre LP. Pour tout ce qui est enregistrement, studio, mixage et mastering, c’est nous qui avons payé. Le label nous a signé et a payé pour tout ce qui a suivi cette étape, le pressage notamment. Et donc la prochaine étape c’est de trouver un booker qui nous dégotera des dates. Le fait d’avoir un groupe signé sous un label et avec un LP, ça rajoute un peu plus dans la balance. Après c’est à nous d’être les meilleurs possible en live pour que le bouche-à-oreille se fasse. Le booking c’est pas vraiment notre boulot, ça nécessite du temps et de l’énergie dont on aimerait disposer pour faire d’autres choses. On est l’affût des concerts mais on ne pourrait pas passer des journées entières à envoyer des mails. On a déjà refusé des bookers parce que les lieux où ils nous proposaient de jouer ne nous convenaient pas spécialement. On ne voit pas l’intérêt de jouer vingt fois par an en Belgique. On est dans une sorte de niche pour laquelle il y a assez de place en Europe mais il ne faut pas se concentrer sur un territoire trop petit. Notre but n’est pas d’arrêter nos boulots sur le côté et de vivre en tant que musiciens à plein temps mais plutôt d’avoir le luxe de pouvoir prendre 3 semaines pour faire une tournée partout en Europe. Ça nous plairait bien plus que de faire chaque week-end un concert en Flandre ou en Wallonie. Ce n’est pas intéressant non plus pour le public qui se lasserait de nous voir sur scène. Le groupe aujourd’hui est notre priorité. C’est cela aussi qu’on aime dans la résidence, c’est qu’on peut vraiment mettre le groupe au centre pendant 3-4 jours

    Pompon : C’est comme une retraite dans un monastère où personne ne peut venir vous emmerder.

    ENM :Contrairement aux autres groupes du dispositif LOUD, on est plus âgés. Des groupes avec une moyenne d’âge de 20-25 ans, ils foncent. On l’a fait aussi avant eux mais aujourd’hui c’est différent, on a une femme, des enfants, un boulot donc on doit mieux s’organiser, mieux gérer nos emplois du temps et donc exploiter au mieux aussi nos trois jours de résidence.

    Pompon : Bon, on va vous laisser bosser alors (rires)

    ENM : Ça fait aussi partie de notre travail en résidence. Si on avait été en répèt, ça aurait été plus problématique parce qu’on aurait juste eu devant nous 3 à 4 heures pour répéter, ce qui n’est pas le cas ici, en résidence. Ça nous laisse le temps de faire les choses bien et sérieusement. On est conscients de la chance qu’on a de se voir offrir une résidence de 3 jours ici, à l’Atelier Rock. On sait ce que coûte la location d’une telle salle, il serait bête et impoli de notre part de ne pas en profiter un maximum. Et ces 3 jours de résidence nous ont permis de monter encore d’un échelon au niveau son.

  • Silence Is The Enemy

    Ce jeudi 11 novembre, Pompon, parrain du LOUD Program 2015, est allé à la rencontre de Silence is the Enemy (aka SITE), groupe bruxellois de « métal fusion », en résidence à l’Alhambra à Mons. 1er jour de résidence pour les 5 jeunes gars, boostés à bloc, pleins d’énergie et d’attentes. Résumé de cette rencontre.

    Pompon : Silence is the Enemy, acronyme « SITE » (prononcez à l’anglaise). Le projet existe depuis 2010 et en 2015 sort un maxi single, « Ghost ». Au niveau style, vous décrivez le projet comme un « mélange de breakdowns modernes et de riffs à l’ancienne ». Dans la grande galaxie métal, vous vous situez dans quelle filiation, dans quel héritage ?

    SITE: En général on dit juste « métal » parce qu’autant on a des riffs qui partent du suédois mélodique à la In Flames, autant on va chercher parfois des influences très modernes, très metalcore, un morceau instrumental beaucoup plus Gojira, des batteries plus old school à la Machine Head, etc. On ne se limite pas à une seule veine et c’est ça aussi qui fait notre force. On a chacun des influences extrêmement variées qu’on essaie de mélanger dans une espèce de cocktail un peu « unique ». On essaie vraiment de brasser le plus large possible et de prendre tout ce qui nous plait pour proposer quelque chose de neuf et d’un minimum inédit.

    Pompon : Dans le temps on disait « musique fusion », on pourrait parler de « métal fusion ».

    SITE : ça nous plait bien, ça fait un peu Dragon Ball ! (rires)

    Pompon : Une résidence pour vous, ça peut vous apporter quoi par rapport au boulot classique en local de répèt’ ?

    SITE : On s’est filmé  lors d’un concert dernièrement et on a regardé ce qu’on avait produit dans l’optique de préparer justement les deux jours de résidence ici, à l’Alhambra. Autant on avait toujours bien bossé le côté musical et la technique de jeu en local de répèt autant on s’est dit que la mise en scène devait encore être travaillée, pour plus d’impact visuel. C’est le gros intérêt de la résidence, la possibilité de préparer un concert en conditions, avec la scène, les lumières, la sono, et de nous donner l’occasion de construire en deux jours le concert le plus efficace et le plus spectaculaire possible.

    Pompon : Donc c’est aussi une façon, pendant 2 jours, d’avoir l’occasion d’être en miroir avec soi-même en permanence, de façon autocritique ?

    SITE : Exactement. On va filmer tout ça, regarder les vidéos en fin de journée pour voir ce que ça qu’on doit encore améliorer. Surtout le fait de travailler dans des conditions dans lesquelles on n’a pas encore joué : une scène plus grosse, du matériel à disposition… tout est là. L’intérêt de la résidence c’est que pendant 2 jours on va avoir le nez dans le guidon non-stop. Cette intensité permet d’aller vraiment loin dans le travail. Il y a aussi toujours la possibilité de s’améliorer. On est extrêmement autocritiques, on voit toujours le potentiel de progression. C’est vraiment ça pour nous l’esprit de cette résidence, c’est de pouvoir évoluer et aller « chatouiller de nouveaux sommets » (rires), aller toujours plus haut.

    Pompon : Donc la résidence, c’est une mise en situation la plus proche du réel ?

    SITE: C’est un environnement technique qu’on n’a pas l’occasion d’avoir tous les jours. Au local de répèt’, on a peu d’espace et peu de matériel. On se rend compte ici de problèmes qui ne se sont jamais posés en répétition, qui ne se sont jamais posés dans de petites salles, et là tout à coup on se dit « mince, il y a encore des choses à travailler ! ». Tout ce qui est son, tout ce qui est technique, les lumières et même notre façon de nous déplacer et d’occuper la scène. Le problème c’est qu’on était chacun trop concentrés sur notre performance personnelle et cette résidence est donc l’occasion idéale de créer une cohésion de groupe et de véritablement évoluer ensemble plutôt que chacun de son côté, sous le regard  bienveillant de Chris.

    Pompon : Le parrain !

    SITE : Lui, évidemment, il en a vu et entendu beaucoup plus que nous donc il sait nous dire ce qui va et ce qui ne va pas. C’est aussi ce qu’on apprécie avec le LOUD et pour cette raison qu’on est ravis d’avoir eu cette opportunité car ça nous permet de travailler avec des professionnels qui ont beaucoup plus d’expérience que nous, c’est une occasion unique de s’améliorer, de puiser dans toute la connaissance et la technique qu’on pourra trouver auprès de tous les intervenants du LOUD. C’est un fameux tremplin mais après c’est à nous à en faire bon usage, à s’en servir et à se lancer le plus loin possible.

    Pompon : Votre choix se porterait plutôt sur une recherche de label ou de l’autoproduction ? On dit souvent que les firmes de disque aujourd’hui ne sont plus nécessaires, quelle est votre optique ?

    SITE : Dans le style que nous faisons et à notre niveau, nous n’avons pas besoin de label. Pas de label parce que le style que nous faisons n’est pas intéressant d’un point de vue commercial, dans les grandes surfaces, et les petites surfaces commerciales nous pouvons les démarcher nous-mêmes. Tout ce qui est production, nous allons le faire par nos propres moyens pour plus de facilité et pour faire des économies. A notre époque, il y a tellement de systèmes de distribution faciles et à moindre coût que les labels ne nous semblent plus nécessaires. Là où ça devient intéressant, c’est sur le plan du marketing. On fait un style pour lequel le marketing coûte cher et où les retombées sont faibles. Les réseaux sociaux permettent aussi à tout le monde, ou presque, de faire un minimum de publicité, de marketing, qui peut être efficace. Cependant, le label ne fera pas le travail que nous faisons actuellement, c’est-à-dire trouver des fans, faire en sorte que ces fans nous suivent de manière active. On serait plus intéressés par un tourneur ou un manager qui nous fasse beaucoup jouer. Quelqu’un qui travaillerait juste pour nous, et non pas pour vendre un « produit ».

    Pompon : Et l’argent dans tout ça ? Faire de la musique ça coûte bien souvent plus au groupe que ça ne lui rapporte. Vous en êtes où si vous faites une comparaison frais VS bénéfices ?

    SITE : Tu veux vraiment qu’on en parle ? (rires) Déficit total. Ce qui serait super ce serait que les gains puissent rentabiliser les dépenses qu’on fait en matière d’instruments et de technique mais aussi notre merchandising parce que l’argent pour les cd’s et les t-shirts on doit l’avancer. C’est bien quand on arrive à les vendre parce qu’on récupère une petite marge qui nous permet d’acheter des cordes de guitare ou de réparer la tête d’ampli qui saute. Tout l’argent qu’on récupère, on le réinvestit directement ailleurs. Le but c’est que le groupe soit autosuffisant, qu’il puisse « s’autofinancer », mais si on voulait se faire de l’argent, on n’aurait pas fait du métal, on n’aurait pas fait de la musique tout court. (rires)

    Pompon : Comment sortir des frontières de Bruxelles et de la Wallonie pour aller jouer en Flandre ou dans les pays limitrophes ?

    SITE : Via les connaissances, c’est juste une question de rencontres « actives ». Le problème de la scène wallonne et bruxelloise, c’est le côté « pote-pote », c’est le côté « on se connaît tous, on a déjà tous joué dans une foule de groupes différents » mais au final on voit toujours les mêmes personnes, ça ne se mélange pas énormément. La clé pour jouer partout c’est aussi d’inviter des groupes externes à notre « cercle » de façon à être invités par après. C’est aussi en ça que le LOUD va nous aider, on sait qu’on va être encadrés pour avoir l’opportunité d’aller jouer en Flandre, essayer d’atteindre un public plus large et sortir des frontières Wallonie-Bruxelles. Essayer de s’exporter et de jouer le plus possible. Si on arrive à faire une tournée dans plusieurs pays d’Europe, on peut vraiment aboutir à quelque chose mais ça demande énormément de sacrifices et de travail. Pour la résidence, par exemple, on a tous pris congé et on s’est engagés à la faire du début à la fin. Les sacrifices ont est tout à fait prêts à les faire pour la musique. Et pourquoi pas partir en tournée avec d’autres groupes en tant que plateau belge métal parce qu’on peut proposer quelque chose d’intéressant ensemble et qu’on se pousse l’un l’autre.

    Pompon : Ça répond en partie à la question suivante : comment concilier une vie de groupe avec le boulot mais aussi avec la vie familiale et affective ?

    SITE : On ne dort pas beaucoup ! (rires) Il faut avoir un entourage compréhensif et de l’organisation. Et 30h dans une journée ce serait cool ! Sans le soutien de nos proches ce serait un peu compliqué. Ce n’est pas toujours évident, c’est fatiguant, ça demande énormément d’investissement en temps, en énergie, en argent. En général, il faut être capable de faire des compromis et surtout de vouloir les faire. Il faut véritablement une démarche proactive et pas seulement attendre qu’une opportunité nous tombe du ciel. L’important c’est d’avoir des proches qui nous soutiennent et qui sont compréhensifs, avoir des amis qui sont prêts à venir donner un coup de main de temps en temps. On commence tout doucement à avoir une team autour de nous, que ce soit des techniciens pros comme ici pour le son ou les lumières, ou notre booker de chez Hurricane par exemple, qui organise très souvent à Bruxelles de petits concerts.

    Pompon : Dernière question : là où vous aimez passer le plus de temps, le studio ou la scène ?

    SITE : La scène ! Enfin, les deux apportent une énergie différente. L’avantage du studio, c’est qu’on peut y développer son esprit créatif et commencer à expérimenter, pour autant qu’on travaille avec quelqu’un avec qui l’alchimie se fait. La scène c’est intense, ça apporte beaucoup plus de stress mais au moment où ça se concrétise c’est « explosif »  et toujours trop court. Le studio c’est un peu l’étape qui permet de relancer vers la scène et de partir en tournée, c’est un peu l’excuse pour faire une tournée.

    Chris, maître de l’heure et de la résidence à l’Alhambra : On va s’y remettre ?

  • Thorax

    Thorax, c’est ce trio un peu hors clichés musicaux. Avec un genre assez difficile à définir, le groupe oscille entre différents courants. Si on leur pose la question, pour eux la réponse est claire « on fait du power kraut ! Du kraut rock en plus musclé ». Rencontre avec ces 3 vieux potes pour en savoir un peu plus sur leur univers.

    Pompon : Alors, expliquez-nous un peu ce power kraut ?

    Thorax : On a pris le côté répétitif, hypnotique du kraut mais on joue ça avec deux grosses basses et une batterie. Tout ça vient de jam entre nous au départ, on est potes depuis très longtemps. A la base, on partait sur une idée de kraut avec des synthés, un peu à l’image de Beak. Ensuite, on a pris des morceaux qu’on avait déjà, on les a « alourdis » et on a créé notre set. De façon amusante, les deux bassistes sont guitaristes de formation. Donc on joue de la basse comme si on jouait de la guitare ! Chacun a son propre son, on se complète. Et puis, il y a moins de cordes donc c’est plus  facile (rires) !

    Pompon : Et pour ce qui est du chant ?

    Thorax : C’est bien simple, il n’y en a pas du tout ! On aimerait bien à terme intégrer ça à certains morceaux. Mais on n’est vraiment pas dans le format « un chanteur avec des musiciens ». On est tous sur le même pied d’égalité, personne n’a d’égo démesuré. Enfin, on verra avec les cachets (rires). Mais l’idée dans ce format à 3, c’est de rester au plus simple et faire un maximum à nous trois. On n’est pas contraire à inviter des potes pour collaborer mais le noyau, ça doit rester nous trois. Si on doit prendre des cours de chant, on le fera parce qu’on chante comme des « klets ». On fera du « lyric sludge » !

    Pompon : Pour revenir au LOUD Program, qu’est-ce que vous attendez de cette résidence ?

    Thorax : Sortir du local, se retrouver sur scène. Surtout que pour nous, ça va être notre premier concert tous les 3 ensemble avec ce projet. Malgré le fait qu’on ait l’habitude de par nos anciens projets, c’est toujours très différent de ce qu’on fait au local où on a nos habitudes. On se donne beaucoup plus ici en résidence. Un peu comme un comédien au théâtre qui répète sa gestuelle. Ça a une autre ampleur sur scène que dans les coulisses. C’est aussi vachement utile de travailler avec un pro externe qui a une autre oreille sur notre projet. Au plus on a de feedback, au mieux c’est. Donc, ce qu’on attend de la résidence c’est de bien nous préparer pour présenter un truc professionnel.

    Pompon : Beaucoup de gens s’imaginent que dès qu’un groupe est sur scène, c’est qu’il a du pognon. Mais quand on leur apprend que ça coûte plus que ce que ça ne rapporte, ils sont surpris.

    Thorax : Je (Bartolomeo) vais parler pour moi mais depuis les 15 ans que je fais de la musique, je ne me rappelle pas avoir déjà gagné un balle… Tu te fais plus d’argent si tu es musicien de sessions, si tu fais des trucs de reprises… Mais nos cachets, on les réinvestit dans une sortie de disque, dans du matos, dans le local de répet’. C’est comme jouer au golf en fait d’être dans un groupe, c’est un truc de luxe qui te coûte super cher (rires). Même si c’est cher, c’est véritablement une passion la musique. Et dès que le leitmotiv devient l’argent, tu ne fais plus vraiment de la musique. Je pense que si on avait voulu faire de l’argent, on aurait fait un autre style aussi. On espère qu’un jour, ça ne nous coûtera plus un euro. Ca pourrait être bien de ne pas être dans le rouge tout le temps et d’équilibrer les comptes.

    Pompon : Autre sujet, autre question. Est-ce qu’à l’époque d’internet pour vous un support physique, c’est encore important ?

    Thorax : On a tous déjà eu des autres groupes et on a tous déjà pressé des vinyles. L’objet est super mais on n’en vend peu ou pas… Mais on le refera quand même avec ce groupe parce que pour nous, c’est important de garder un lien avec l’objet. Que ça reste quelque chose de palpable et pas seulement un fichier MP3 qui voyage et qu’on n’arrive pas à saisir. On aime bien l’idée du cd ou du vinyle avec le code de téléchargement. C’est un bon moyen de vivre avec son temps… Idem si on pressait une K7.

    Pompon : Même si vous êtes dans une logique DIY, vous vous positionnez comment par rapport aux labels ?

    Thorax : Se faire repérer par un label, c’est un gage de confiance par quelqu’un d’extérieur qui aime bien notre musique. Encore faudrait-il trouver un label qui corresponde à nos attentes ! Ca pourrait nous aider dans la distribution, le pressage de vinyles…  Mais, ça peut aussi faire peur parce que ça peut se vivre comme une perte de liberté. Pour le moment, on a une liberté totale sur notre projet. Puis de toute façon, on sait qu’on n’est pas encore assez « mûrs » pour se définir donc… Si ça se trouve dans 6 mois, on fera des DJ sets (rires).

    Pompon : Et le booking ? Vous préférez faire tout vous même ?

    Thorax : Non, si on pouvait, on déléguerait. Déjà gérer notre boîte mail commune c’est délicat. Alors faire nous-même notre booking… Mais ça aussi, ça demande d’être dans un circuit que tu désires. On ne vise pas forcément une agence, ça peut juste être un mec motivé qui fait le truc mais nous, on ne sait pas faire ça. Notre volonté, c’est aussi de sortir de la Belgique francophone… Même si on sait qu’on va devoir jouer énormément à Bruxelles et en Wallonie, on voudrait quand même jouer en Flandre, en Allemagne et en Hollande. Il y a moyen en plus.

    Puis, on ne chante quand même pas donc pas de barrières de langue…

  • Wolves Scream

    Wolves Scream évolue dans la sphère du hardcore, un peu à l’image de Converge. Si on a déjà eu l’occasion de les voir au Graspop, au Groezrock ou à Dour, cette fois-ci, Pompon les a rencontré dans leur local de répétition. L’occasion de revenir sur leur parcours et leur vision du secteur.

    Pompon : J’ai parfois l’impression que la scène métal/hardcore, contrairement à la pop, est une scène où il y a très peu de frontières linguistiques. Quel est votre avis sur la question ?

     WS : Ce qui se passe, c’est que la scène est vraiment plus réduite. Donc les groupes s’entraident naturellement. Bien sûr, ce n’est pas avec tous les groupes mais ceux avec lesquels tu t’entends bien, tu réfléchis à la construction de tournées, etc. On pense que si le secteur veut avancer, il faut travailler ensemble. Même s’il y a toujours des trucs à faire dans son coin, si on peut aider un groupe en essayant de booker une date pour eux et qu’ils nous rendent la pareille, c’est super chouette. Même si on n’a pas forcément de retour…

    Pompon : Est-ce que vous avez l’impression d’avoir franchi un palier depuis que vous avez été remarqué par de gros festivals ?

    WS : Oui, exactement ! On l’a surtout senti après le Graspop. Au niveau scénique, c’est quelque chose de relativement stressant parce que quand tu as l’habitude de jouer devant peu de personnes et que tu retrouves devant 5000 d’un coup, c’est un challenge qui te pousse à te dépasser. On l’a senti entre nous, quelque chose était vraiment en train de se passer.

    Pompon : Vous avez réussi à jouer au Graspop en 2015 et même au Groezrock. Comment ça s’est passé ça ?

     WS : Quand on s’est inscrit pour le tremplin du Groezrock, on devait donner des arguments pour nous permettre de jouer là. On avait justement souligné qu’il n’y avait jamais de groupes wallons qui jouaient au Groezrock et que c’était important de représenter autant le nord que le sud du pays. Et puis, justement cette année, il y a 3 groupes belges qui ont joué et c’était 3 groupes wallons ! En fait, ça venait du fait que vu qu’on se connaissait, quand une personne votait pour un groupe, elle votait pour les deux autres aussi ! Et ça a plutôt bien marché…

    Pompon : Est-ce que ça ouvre des portes sur la Flandre le fait d’avoir joué au Groezrock ?

     WS : En fait, on ne s’attendait pas à faire tous ces festivals (ils ont aussi fait Dour, NDLR) cette année. Ca a quand même été une belle année, les gens nous donnent maintenant plus de crédibilité ! Ils nous ont vu, ils ont vu notre nom passer et ces mêmes personnes sont celles qui nous ont appelés pour nous dire qu’elles voulaient nous booker.

    Pompon : Et avec votre booker flamand, comment ça s’est passé ?

    WS : Quand on a fait la release party de notre EP, on a fait joué un groupe (Valley) dont le gars était booker. De fil en aiguille, on a pris contact avec eux et ça s’est fait naturellement. Il a un rooster assez court, il est donc très proche de ses groupes. Et même entre les groupes, il y a une très bonne cohésion. C’est vraiment des rencontres. Tout s’est un peu enchaîné, on avait été repris par le concours Redbull pour jouer au Graspop. De là, Dour nous a contacté… On avait envoyé un mail au Rockherk pour participer au tremplin et finalement, ils nous ont mis sur l’affiche. Tout ça a fait beaucoup de bien au groupe parce que ça nous a obligé à travailler vite et bien en peu de temps pour préparer tout ça. Et puis, on a continué sur notre lancée et les retours au niveau demande de concerts ont suivi.

    Pompon : Comment sortir de la petite Belgique ? Comment sortir de nos frontières, et quelles sont vos envies ?

     WS : On a l’objectif de faire une tournée européenne ! Ca ne nous semble pas impossible comme objectif… Le rêve serait d’être avec un gros groupe. Mais on pense quand même partir sur de courtes tournées avec des groupes amis qui ont des contacts au Pays-Bas, nous on en a en France. Ca peut commencer comme ça. Pour le moment, on enregistre en Allemagne, on essaye aussi d’avoir des contacts de ce côté là. Mais, c’est clair que ce n’est pas en restant en Belgique qu’on arrivera à toucher l’extérieur…

    Pompon : Au niveau où vous êtes, est-ce que pour fonctionner le groupe gagne de l’argent ou est-ce que ça lui coûte de l’argent ?

     WS : La réalité est telle qu’on dépense plus d’argent qu’on en gagne mais c’est toujours avec la volonté d’avancer. Par exemple, on sort bientôt notre album donc on va sortir des clips, on choisit un bon studio, on s’entoure de bonnes personnes… Tout ça demande un paquet d’argent mais on le veut bien. Tout l’argent gagné est réinvesti dans le groupe mais on doit aussi payer de notre poche. Chaque groupe voit ça comme il veut. On pourrait très bien rester dans de petits studios à faire de petits ep’s pas trop chers mais avec WS, on vise plus haut. On se fixe des objectifs et on donne tout en espérant les meilleures retombées. On reste très réalistes.

    Pompon : Si on se recadre sur le LOUD Program, par rapport à un local de répétition, qu’est-ce qu’une résidence peut apporter à un groupe ?

     WS : Le fait de pouvoir travailler avec notre ingé son ! Ca nous aide à avoir un son qui rend vraiment bien. Ce qui fait beaucoup de bien, c’est qu’on va aussi pouvoir travailler notre light show. C’est quelque chose qu’on n’a encore jamais fait mais qui peut vraiment avoir un impact. Si on prend l’exemple du Graspop, il y avait un mec du festival qui a fait les lights et on s’est dit « Waw, c’est vraiment énorme ! ». Ca change absolument tout, on a vraiment hâte de travailler ça.

    Pompon : Ca vous immergera plus dans votre set ? Vous aurez plus la patate ?

    WS : On a toujours la patate (rires) ! Peu importe le nombre de gens devant nous, on va assurer le show de la même manière. Même si c’est toujours plus agréable de jouer devant plus que 10 personnes mais on vient de là… Et puis de jouer dans de bonnes conditions. Mais on ne se dit pas qu’on n’a plus du tout envie de faire de petites scènes, on espère juste en faire moins.

    Pompon : Dans le temps, on disait qu’une démo c’était aussi une carte de visite pour trouver des concerts. Est-ce que c’est encore le cas de votre point de vue ?

     WS: Non, pour nous pas du tout. C’est vraiment pour les fans, c’est plus pour avoir des produits à proposer. En temps qu’artiste, c’est une fierté d’avoir son produit en main avec un bel artwork,… Même si ça demande un investissement financier, un investissement en temps aussi, ça reste un moment intéressant dans la musique. Et on se rend compte qu’au final, les ventes digitales et physiques s’équilibrent ! Mais on vend plus de copies physiques aux concerts, on en vend très peu sur notre site. On a créé notre propre boutique sur notre site internet, on gère tout par nous-même.

    Pompon : Il y a clairement une dialectique entre concert et merchandising, les gens sont chauds et content de découvrir les objets en 3 dimensions.

     WS : Je trouve intéressant aussi de pouvoir voir le merch’ en face de toi, voir comment est le textile, voir le produit en lui-même. J’ai plutôt tendance à acheter de main à main que sur Internet ! C’est souvent quand les gens sont encore dans l’ambiance du concert qu’ils achètent, qu’ils viennent discuter avec nous… Lionel pousse les gens à venir nous voir après le concert, pas forcément pour acheter mais aussi pour parler, échanger… C’est important pour nous aussi d’entendre ce qu’ils ont à nous dire. Et puis, toute critique est bonne à prendre.

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