.04 décembre 2019
Par Martin Monserez

Partager sur

Collectif Mental : Partage, rencontres et passion au service du public

Entre Liège et Bruxelles, ce petit collectif nomade retourne des salles à coups de musiques post-rock et psychédéliques d’un côté, et de formations stoner plus métal de l’autre.

Le Liégeois Marc Gérard a créé le Collectif Mental un peu par hasard. Tout a commencé en 2012. « Je faisais de la radio pour FM Bruxelles sur une émission de métal et rock alternatif. Un jour, un bookeur m’a contacté pour essayer de trouver une dépanne pour une date. L’expérience était super fun ! J’ai enchaîné de plus en plus et, au fur et à mesure, j’ai rencontré plusieurs amis qui sont venus se coller au projet. » Aujourd’hui, un « noyau dur » de trois personnes organisent en moyenne deux concerts par mois entre Liège et Bruxelles, assistés lors des soirées par d’autres bénévoles. La petite association n’a pas de salle définie. Nomade, elle voyage de scène en scène, en fonction des disponibilités et des propositions. En sept années, le Collectif mental s’est forgé un joli nom. « Le côté nomade pose toujours un petit problème logistique au niveau du matos, on ne sait jamais trop où est-ce qu’on va arriver. Il y a toujours un truc à régler en dernière minute mais en général ça se passe plutôt bien. Aujourd’hui, dans 80% des cas, les groupes viennent vers nous. On reçoit énormément de demandes par jour, depuis la Belgique et le monde entier. On travaille aussi avec plus de centres culturels ou des clubs qui nous invitent pour collaborer. Ça fait plaisir. C’est l’occasion d’échanger non seulement avec des groupes qu’on rencontre, mais aussi avec des personnes qui travaillent dans la culture et la musique. »

Le partage et les rencontres, c’est ce qui motive avant tout le petit groupe qui éprouve une affection particulière pour le post-rock et la musique psychédélique d’un côté, et les formations stoner et plus métal de l’autre. « Dernièrement, on a fait un concert avec le side-project d’un musicien de Glasgow qui joue dans le groupe écossais The Cosmic Dead. C’est un groupe que j’avais déjà accueilli à Liège. Ça m’a fait super plaisir de le revoir, on s’est serré dans les bras. Il m’a invité chez lui à Glasgow et on a pu aussi collaborer avec son batteur parce qu’il est graphiste, je lui avais demandé qu’il me fasse une affiche pour une soirée à Bruxelles. On est toujours en contact. Ce n’est pas une anecdote incroyable, mais l’amitié qui reste au-delà des années est vraiment spéciale. »

Ces derniers temps le Collectif Mental fait plus de collaborations avec d’autres collectifs comme PopKatari à Liège. L’équipe essaie également d’organiser des événements un peu plus ambitieux comme des mini-festivals. « De temps en temps, on tente aussi des trucs comme faire improviser des musiciens avec d’autres qu’ils n’ont jamais rencontré. Comme ce sont des pros, ça fonctionne. On aime bien attirer des formations qui ont un certain background mais on suit aussi beaucoup les groupes émergents afin de les faire progresser.

Au sein du collectif, on a tous des âges un peu différents, ça va de 25 à 55 ans. Forcément les goûts sont différents mais on partage tous la même passion. Ce qui me plaît le plus, c’est de transmettre cette passion au public. Pas seulement de trouver des artistes et des dates, mais faire la meilleure combinaison possible entre les groupes et créer une affiche qui va provoquer une sensation de bonheur chez le public. »

ARTICLES SIMILAIRES