.31 octobre 2013
Par Benoît Leclerc

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La diffusion numérique

Assurer la diffusion numérique de sa musique est une nécessité et un enjeu important dans le cadre de la promotion d’un projet musical. Face à la profusion de sites, plateformes, services plus ou moins spécialisés dont le champ d’influence et la portée peuvent varier, des choix et surtout une stratégie s’imposent. Petit tour d’horizon des principales possibilités existantes.

Pour les groupes auto-produits, il apparaît que le tandem Bandcamp-Soundcloud recueille le plus de succès. Idéal pour permettre à un jeune groupe de faire écouter et partager ses démos, Soundcloud et son visuel original présentant les morceaux sous forme de timeline, est un outil simple et efficace. Pour faire connaître un projet plus abouti, comme la sortie d’un EP ou d’un album, Bandcamp propose quant à lui une formule adaptée pour commercialiser sa musique. En plus de l’écoute en streaming, le site permet de gérer le prix de vente de ses morceaux et laisse à l’internaute différents choix de formats de download. En outre, chacune de ces plateformes offre de nombreuses possibilités de partage et de mise en lien vers d’autres sites, permettent de laisser des commentaires… C’est-à-dire de s’associer aux réseaux sociaux et d’intégrer les contenus dans une sphère plus vaste et toujours en expansion.

La formule est quelque peu différente chez les leaders du marché du streaming légal, Deezer et Spotify. Ces deux plateformes de musique à la demande, qui revendiquent des millions d’utilisateurs actifs, requièrent un contrat préalable avec un service de distribution digitale de musique (appelé aussi « agrégateur numérique »). Ce dernier (citons notamment Zimbalam ou Wiseband) se chargera donc de distribuer la musique des artistes et labels indépendants sur les différentes plateformes de téléchargement et sites de streaming, moyennant une retenue sur les recettes issues de la vente de fichiers audio ou des écoutes en streaming.

Bref, des outils au fonctionnement certes plus contraignants, mais qui représentent de puissants moyens de diffusion et de promotion de contenus grâce à leur importante fréquentation et leur portée virale. On peut, en effet, encore y adjoindre d’autres outils « direct-to-fan » afin de partager sa musique sur sa chaîne Youtube ou son compte Facebook. Des fonctionnalités originales comme le système de playlists et de radios ainsi qu’une organisation en communauté d’utilisateurs (partage des goûts musicaux, commentaires…) achèvent d’en faire des solutions incontournables pour y référencer ses titres.

Bien sûr, ces canaux de diffusion ne donnent jamais la garantie de rémunérations conséquentes, lesquelles ne sont d’ailleurs soumises à aucune règle et peuvent donc varier en fonction de chaque cas particulier ; ils peuvent, en revanche,    incontestablement donner une chance aux artistes de positionner leur production par rapport à une audience et de se faire connaître auprès d’un plus large public.

Rien n’est figé dans ce secteur qui a vu la désaffection progressive du pionnier Myspace et dont la concurrence et l’évolution sont constantes. De fait, les possibilités sont multiples et en perpétuelle mutation. S’il ne semble jamais avoir été aussi simple de diffuser son projet musical tous azimuts, il n’existe toutefois pas de méthode universelle et infaillible en la matière. Mais si les moyens changent, un seul et même objectif essentiel demeure: faire écouter sa musique!

Benoît Leclerc

 

 

 

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