.16 avril 2020
Par Court-Circuit

Partager sur

Pas de festival cet été! Quid des « petits » concerts?

 

 

Alors que le gouvernement fédéral vient d’annoncer qu’aucun événement de masse, et donc les festivals, ne pourront avoir lieu d’ici le 31 août, se pose la question des petits concerts. Sans aucune précision de la part de nos autorités, voyons comment d’autres politiques envisagent le retour de nos activités.

La Chine, berceau de la pandémie, a déjà ré-ouvert les clubs et discothèques depuis le 25 mars. Les spectateurs y sont masqués et leur température est prise à l’entrée. A l’opposé, aux Etats-Unis, le gouverneur de Californie a affirmé qu’il n’y aurait plus de concert « jusqu’à ce qu’un vaccin soit trouvé » en évoquant l’automne 2021 comme étant le moment le plus probable. Précisons qu’il associe l’idée du concert à celui d’un « événement de masse ».

En Italie, les autorités n’évoquent un retour « à la normale » que pour le 3 mai 2021 (date prévue de la fin du lockdown). Pour Federico Rasetti, coordinateur de l’association KeepOnLive, « il n’y a pas de date officielle pour la reprise des activités clubs et des festivals. Mais, oui, nous pensons que mars 2021 pourrait être la date ». En Suède, un concert a déjà bien eu lieu en toute légalité pas plus tard que le 9 avril pour un public très restreint de 39 personnes.

En Allemagne, les gros événements seront également prohibés jusqu’au 31 août, « Les clubs et les petits événements indoors seront également fermés, bien qu’il n’y ait aucune indication officielle concernant leur date de réouverture », précise Marc Wohlrabe de Clubcommission Berlin. En France où on annonce l’annulation des « gros » festivals jusqu’à la mi-juillet, les « petits » seraient autorisés dès le 11 mai. Mais sous conditions.

En Belgique, vu qu’il n’y a aucune mention du secteur culturel, on peut entendre à demi-mot que l’activité d’organisation de concerts est reprise : soit dans l’Horeca, et on sait qu’ils seront les derniers à être autorisés à ouvrir à nouveau, soit dans des salles de spectacle considérées pour la plupart comme « de masse ». Mais quid des concerts qui n’ont lieu ni dans des cafés, ni dans des grandes salles ? La question reste donc de savoir comment définir un événement « de masse », cette notion demeurant floue. Clarifier ce point permettrait au secteur musical de se positionner sur une stratégie de reprise et d’évaluer des premières pistes avec le monde politique et les responsables de la santé. Affaire à suivre…

Une certitude : le retour à la normale sera lent. En espérant que le prochain conseil national de sécurité, prévu pour le 24 avril prochain et ayant pour but de de baliser le déconfinement, permettra de clarifier la situation pour l’ensemble des organisations de concert.

A propos de la situation en Chine

A propos de la situation en Suède

A propos de la situation en Californie 

A propos de la situation en France

 

ARTICLES SIMILAIRES