LES EXTRAS 2020 : Les artistes se confi(n)ent

En ces temps de confinement, Court-Circuit souhaite plus que jamais soutenir les artistes et groupes émergents de la Fédération Wallonie-Bruxelles, car iels sont malheureusement nombreux.euse·s à avoir vu leurs concerts dans le cadre du dispositif des Extras annulés ou reportés à une date ultérieure.

Il serait dommage de se résigner face à cette situation et de ne plus mettre l’émergence sur le devant de la scène, ou en tout cas, sur le devant de vos écrans ! Nous avons donc décidé de donner la parole aux artistes et de vous laisser le plaisir (re)découvrir leur univers via ces interviews.

Les annulations/reports des concerts prévus dans le cadre des Extras 2020 sont mis à jour régulièrement sur lesextras.be.

LOS PEPES

Los Pepes, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ?  

Los Pepes est un groupe belge de chanson française. On vient d’Andenne en province de Namur et on fait de la chanson engagée et engageante. Notre credo c’est “divertir sans abrutir”. On nous reconnait à nos bretelles et nos bérets. On est un joyeux orchestre à l’ancienne, avec des vrais instruments sans ordinateurs ou samples mais attention… les thèmes de nos chansons sont très actuels.  

Dans quelle mesure la période de confinement a eu un impact sur votre activité en tant que groupe (concerts, compo, promo, etc.) ?

Évidemment, le confinement a eu un impact sur la sortie de l’album. Ce dernier est sorti le 18 avril, en plein pendant le confinement donc. On avait un gros projet de Release Party au Centre Culturel d’Andenne. C’était notre grand objectif de l’année et il a fallu se résoudre à reporter cette soirée au 7 novembre.  

Néanmoins, on tenait à ce que l’album sorte. Du coup, il a fallu se montrer créatif. On a organisé des livraisons au domicile de nos fans, on a distribué nos albums dans les commerces de proximité qui restaient ouverts. On a été agréablement surpris par l’engouement des gens. On a déjà vendu une bonne partie de nos cd’s et de notre merchandising et les retours ont été très positifs. Dans cette période difficile pour le milieu culturel, ça nous a mis un peu de baume au coeur de voir qu’on avait autant de gens qui nous soutenaient et attendaient notre retour. 

La bonne idée pour soutenir le secteur musical et les artistes pendant cette période ?  

Nous pensons que toutes les initiatives qui essaient de maintenir les artistes en activité sont les bienvenues. En ces temps difficiles, il faut se montrer créatif pour soutenir les créateurs. Nous avons la chance d’ouvrir la série des estivales à l’Abbaye de Villers. C’est un super projet, ils vont programmer 40 artistes cet été pour relancer le secteur de la culture. Bien évidemment ce sera un peu différent avec toutes les mesures de distanciations sociales mais je crois que les artistes comme les spectateurs ont besoin qu’on reprenne les concerts petit à petit.
Le meilleur moyen de soutenir les artistes, c’est de les programmer ou d’acheter leurs albums et leurs merchandising. Et pour ceux qui n’en ont pas les moyens, faire découvrir de la musique de groupes locaux à ses amis, c’est déjà énorme. 

Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? Comment voyez-vous la reprise des activités et le déconfinement de votre projet ? 

On a la chance d’avoir des concerts cet été, contrairement à beaucoup d’artistes donc on ne va pas se plaindre. En plus on aura la chance de jouer dans des lieux d’exceptions : Abbaye de Villers, Citadelle de Namur ou quelques musées.  Dans les conditions actuelles, il n’y a pas beaucoup de lieux qui peuvent se permettre d’organiser des concerts donc je crois que ça va être très compliqué pendant quelques mois encore. De notre côté pour palier à ça, on a décidé d’organiser des home-concerts. On encourage les artistes à sortir des sentiers battus!
Je pense également que comme tous les groupes, la baisse d’activité va nous obliger à axer nos répétitions sur la composition. C’est peut-être un mal pour un bien, quand on tourne beaucoup, on a parfois moins de temps pour ça. Et en parallèle prendre le temps de bien bien bosser la mise en place de nos futurs gros concerts. Nous pensons notamment à la release de notre album le 7 novembre. Après l’annulation de la première date, les attentes de gens seront élevées et on ne veut pas les décevoir!  

Un message à faire passer ?   

Si vous avez 35 minutes à tuer, jeter une oreille à notre premier album “Velocipedus Pepera”.  Et s’il vous reste du temps, il reste des tas d’artistes de chez nous qui méritent d’être écoutés. On a besoin de diversité dans le paysage musical belge donc soyez curieux.

Plus d’infos sur le programme des Extras 2020 sur lesextras.be.

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JAKBROL

Jakbrol, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ?

Jakbrol, c’est moi ou plutôt, le personnage derrière lequel je me cache pour dire tous les gros mots que je veux, pour raconter des histoires, critiquer les gens que j’aime comme ceux que je n’aime pas ( et croyez-moi dans les deux cas ils sont nombreux ).
Musicalement, cela se traduit par une rythmique rap, une 808 qui fait BRRRRZZZZZZZ, des synthés cra-cra et un florilège d’harmonies vocales parce que, même si l’on est deux sur scène, on reste 300 dans ma tête. Je veille également à toujours soigner les textes louant le ciel que mes fautes d’orthographe ne s’entendent pas sur Spotify.

Vous avez été lauréat du dispositif Du F. dans le texte en 2017 et sélectionné ensuite à l’occasion de divers tremplins (Envol des Cités, Tremplin de la Jeunesse, Jonge Wolven…), qu’est-ce que ces expériences vous ont apporté ?  

Un max de pez. Non, je plaisante. Chaque tremplin a été une expérience différente. « Du F. dans le texte » est le concours qui a été le plus important pour mon projet artistique car il m’a permis de financer l’EP qui m’a ouvert les portes de pas mal de dates, concerts, autres tremplins… Par la suite, je suis tombé dans l’engrenage de mycourt-circuit.be ce qui m’a permis de jouer à l’AB, de participer aux Francos de Spa, aux Solidarités, à l’Inc’rock, etc.

Les tremplins m’ont également permis de me lier d’amitié avec pas mal de chouettes artistes comme Circus Cafe, Coline et Toitoine, Marka, Bisous de Feu, Glauque. 
Je pense que la vraie force des concours est de faciliter les rencontres entre musiciens.  Selon moi, l’état d’esprit le plus profitable est de vouloir y participer avec la furieuse envie de faire des rencontres et non de vouloir gagner « the » premier prix.

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur votre activité en tant que groupe ?

Pour ne rien vous cacher au début c’était « la merde ». Genre, vraiment  « la merde ».  Nous commencions à avoir pas mal de dates dont certaines outre atlantique. Alors, lorsque nous avons appris que tout était annulé,  pendant un temps c’était compliqué… Après comme dirait l’autre « on s’ fait à tout, même au tragique ».
Je fais  partie des rares personnes à ne pas avoir été trop impactées par la crise du Covid et j’ai même fini par voir cette période comme une opportunité.
J’en ai profité pour écrire un EP, poster quelques vidéos sur Facebook.
Dj Poy, pour survivre, a posé des châssis, ce qui lui a donné de fameux deltoïdes. C’est vous dire à quel point nous sommes prêts à attaquer l’avenir du projet.

Une bonne idée pour soutenir le secteur musical et les artistes comme vous ?

Je ne sais pas, je fais plus partie des gens qui critiquent tout, tout le temps, que de ceux qui se battent pour trouver des solutions.

Comment imaginez-vous le déconfinement de JakBrol ?

Enfermé chez moi à faire de la musique, ne sortant que pour des achats de premières nécessités. La même vie qu’avant le confinement en somme.
J’espère cependant pouvoir reprendre les concerts assez rapidement. Artistiquement, c’est assez difficile d’écrire des chansons sans savoir quand les interpréter sur scène.

Un message à faire passer ?  

Cet été, j’ai fait Dour, les Francos de Spa, Tomorrowland, …  malgré le Coronavirus. Comment ? La réponse est dans mon nouveau clip. 

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MILK TV

Milk TV, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ? 

Milk Tv est un power trio Punk-Pop-No Wave, qui essaye de retrouver la liberté et la nostalgie de notre enfance. Une cours de récréation, un imaginaire débordant, des constructions alambiquées, des paroles colériques. Etant né dans les années 80, j’ai été nourri par la TV post Reagan. Une Amérique conservatrice, aseptisée, idéaliste. Mais ce « rose qu’on nous propose », comme dirait Mr Souchon, a réveillé un contre-courant. Un courant alternatif culturel fort intéressant. Ce mélange et cette confrontation de ces deux mondes, totalement opposés, a nourri et continue à nourrir ma propre création.

Vous avez participé à la dernière édition du Concours Circuit, qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?

Je n’étais pas fan de ce genre de manifestation, car elles ne sont pas totalement justes. Nous ne jouons que 15 à 25 minutes dans un contexte ou le public n’est pas libre de retrouver des vraies conditions de concert. En terme de structure oui, ce sont des grosses salles réputées comme le Bota ou autres, mais les gens qui viennent voir ce genre de concert savent très bien que c’est un tremplin et inconsciemment ils sont plus dans une analyse, car les groupes défilent les uns après les autres, jouent peu et sont tous très différent.

Mais nous avons joué le jeu et l’équipe de Court Circuit a fait du très bon suivi. Propose un soutien, une diffusion, des interviews et paye également les artistes pendant les tremplins (chose que je n’avais jamais vue). Le réseau invité, promoteurs et juges,  correspond aux artistes et grâce à celui-ci, nous avons eu la chance de rencontrer « Concert de Légende » que j’apprécie beaucoup pour leur programmation sur Bruxelles. Puis connaître un peu plus certaines personnes que j’avais déjà rencontré, qui sont devenu mes amis depuis. Je pense à Nancy de Radio Panik, Quentin du Brass à Bruxelles, Remy du Vecteur ou bien Mika du Rockerill, tous deux de Charleroi.

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur votre activité en tant que groupe ?

Nous avons eu une quinzaine de dates annulées, dont de très importantes comme les Nuits du Bota, le festival de Dour ainsi que le Off du BSF. Nous sommes en pleine promotion de notre Ep sorti le 13 mars et de notre LP qui sort le 12 juin* et nous sommes amputés des performances live.

Financièrement c’était la première fois qu’on pouvait se payer personnellement, car depuis deux ans nos petits cachets servent à payer les enregistrements des disques, la location du camion, le loyer, les clips, les gens qui nous aident pour nos réalisations visuelles, etc.

* Depuis notre interview, la sortie du LP  “Good Food For Mean Kids” a été repoussée au 2 octobre, sur EXAG’ Records.

Une bonne idée pour soutenir le secteur musical et les artistes comme vous ?

Le seul moyen qui puisse nous aider c’est qu’on parle de nous, qu’on soit diffusé par le plus de plateformes possible, car en ce moment il n’y a que ça. Financièrement un geste de l’Etat serait le bienvenu, comme en Allemagne où les artistes indépendant Berlinois (11% de la population) ont reçu chacun 5000€ d’accompagnement. J’en demande pas autant, mais juste un geste ou une considération.

Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? Comment vous voyez la reprise des concerts ?

Je ne suis pas pour les concerts livestream, car on se retrouve avec des conditions médiocres de diffusion et une version light des projets. Tout n’est pas adaptable et ça peut perdre son sens de vouloir faire les choses ainsi. Ça peut également avoir un impact négatif et fatiguer les gens.

A l’avenir, je vois bien refaire des concerts en petit comité dans des jardins privés ou appartements avec une autorisation de la ville, faire ça petit à petit. J’espère que ce sera possible et entendu par les autorités. Et revoir les grosses structures, car l’illusion de nous faire croire que ce sera repoussé ne va pas durer longtemps, car en effet ces gens-là suivent le marché musical donc si l’an prochain les tendances changent, tous les artistes prévus cette année n’auront plus leur place.

Un message à faire passer ?

Ne buvez pas trop de lait pendant ce confinement, c’est mauvais pour la santé et la Télé aussi !

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NAPSIS

Napsis, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ? 

Napsis, c’est un personnage, une sorte d’humain-poisson qui s’exprime grâce aux mélodies du monde. Les notes deviennent des mots, la musique un moyen de trouver l’équilibre entre l’accord et le désaccord, entre consonances et dissonances d’un monde sec dans lequel il se noie.

Vous avez participé au dispositif Du F. dans le texte en 2019, qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?

Grâce à cette expérience, nous avons compris que malgré le fait d’avoir quelques chansons en français, nous ne pouvions pas viser un public qui est habitué à la chanson française dans son format « classique ». La langue que nous utilisons dépend souvent de la mélodie du morceau, nous ne sommes donc pas dans une démarche d’un texte qui est mis en musique, mais plutôt de musique qui est mise en texte. 

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur votre activité en tant que groupe ?

Gérer un groupe n’est pas une tâche facile à la base. C’est encore plus difficile lorsqu’il n’est plus possible de répéter et que les concerts sont annulés, car le son du groupe demande un entretien régulier, il faut intérioriser les morceaux, beaucoup jouer ensemble. D’un autre côté, ça donne du temps pour se poser des questions par rapport à la musique, le projet du groupe, et surtout de prendre le temps de composer des choses et en retravailler d’autres.

Une bonne idée pour soutenir le secteur musical et les artistes comme vous ?

Il y a quelques belles initiatives qui naissent à gauche à droite, des demandes de subsides pour les lieux de l’horeca qui pourraient accueillir des concerts à entrée gratuite en rémunérant correctement les musiciens, afin de rendre la musique locale plus accessible. Je partage l’idée qu’il est important de viser à installer des conditions plus confortables pour les différents lieux de concerts, afin qu’ils puissent mieux rémunérer les musiciens.

Comment imaginez-vous le déconfinement de Napsis ? 

Je pense que Napsis est très heureux, cette fois, de pouvoir sortir sa tête de l’eau.

Un message à faire passer ?

Ne sachant pas vraiment à qui le message va passer, je vais simplement dire que j’aime profondément l’idée d’une certaine lenteur qui me semble s’éloigner à grande vitesse de la société « fast-food » que nous consommons. 

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Winter Woods

Winter Woods, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ? 

Winter Woods est un groupe d’Indie-Folk-Pop. Nous cherchons à mettre en avant nos instruments acoustiques : guitare, contrebasse, banjo, violon, piano, afin de créer une musique authentique et émotive. Nous souhaitons que notre musique appelle les grands espaces, une soirée au coin du feu, un moment introspectif…

Vous avez participé au Tremplin des Solidarités en 2018, qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?

Le tremplin des Solidarités nous a vraiment permis de dévoiler notre projet au “grand public”. Nous avons bénéficié d’une belle visibilité, et surtout d’un incroyable suivi, très porteur pour un jeune groupe comme nous. Ce tremplin nous a également permis de financer notre premier album et surtout, de rencontrer Marka, qui nous a accompagné dans la production de l’album. Une vraie rencontre riche et humaine…

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur votre activité en tant que groupe ?

L’impact a été colossal pour nous. En effet, en tant que jeune groupe, nous nous sommes battus et avons travaillé dur toute l’année pour gagner notre place dans les festivals d’été qui nous font rêver depuis toujours. Toutes ces dates sont reportées, mais au niveau de la visibilité et du moral, cela donne un gros coup de frein. L’aspect financier est évidemment très important puisque la majorité de nos rentrées se font sur l’été. Ces rentrées financières, nécessaires pour porter le projet, aller en studio, tourner un clip, payer les personnes qui nous entourent, vont vraiment manquer… On ne sait pas encore comment nous allons faire.

Une bonne idée pour soutenir le secteur musical et les artistes comme vous ?

Je pense, avant tout, que cette période doit apporter de la clarté sur le statut d’artiste en Belgique, afin d’éviter toute la précarité qui lui est lié. La culture doit être revalorisée à juste titre, et à la place qu’elle mérite. Le soutien des artistes belges en radio est également précieux parce qu’il est gage de crédibilité et de visibilité pour les groupe émergents. 

Comment imaginez-vous le déconfinement de Winter Woods ? 

Porteur… Pendant ce confinement, nous avons eu la chance d’écrire énormément de nouvelles chansons, à distance. Il est maintenant venu le temps de les travailler ensemble, “pour de vrai” et nous sommes vraiment excités à l’idée de découvrir comment ces chansons vont sonner…

Un message à faire passer ?  

Nous souhaitons bon courage, et bonne chance, à tous les groupes ou artistes qui sont, comme nous, en auto-production. La tâche est déjà rude pour se frayer une place dans le secteur musical, elle l’est d’autant plus dans ce contexte. Mais ne perdons jamais de vue pourquoi nous faisons de la musique et toutes les valeurs qu’elle véhicule, dans un monde qui en a bien besoin. 

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ESTELLE BALDÉ

Estelle Baldé, c’est quoi ? Pourrais-tu définir le projet en quelques mots ? 

Estelle Baldé c’est avant tout de la musique ensoleillée qui enveloppe, soigne et ravive l’âme à travers des paroles et des mélodies simples et profondes à la fois. Mon ouverture d’esprit sur le monde, que je dois à mon métissage, se traduit à travers mon art puisqu’il porte en son âme un univers de soul, de bossa-nova, de rumba et de jazz. Le retour aux valeurs essentielles, telles que l’amour de soi et ensuite de l’autre, le partage, l’authenticité et la compassion, sont des thèmes centraux dans mon écriture.

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur ton activité en tant qu’artiste ?

J’ai sorti mon premier EP (“Désir du coeur”) en plein confinement, donc cette situation a eu un impact assez important sur la promo de ce premier projet. Ma release party s’est déroulée en ligne sur les réseaux sociaux, au lieu de se faire dans les Halles Saint-Géry comme prévu initialement.

Tout ce qui concerne la promo de mon projet – à travers les concerts, les passages à la radio, les interviews etc – a donc dû être revu et la situation a clairement ralenti la dispersion de mon EP.

D’un autre côté, certaines radios et certains médias, tels que BEL RTL, La Première (RTBF), BelgiqueFM ou encore StreamIt, se sont montrés particulièrement solidaires durant cette période de confinement en diffusant des artistes belges émergents, leur offrant ainsi une belle visibilité. J’espère que ces initiatives dureront sur le long terme et inspireront d’autres médias belges à faire pareil, car nous avons besoin de nous sentir soutenus par nos compatriotes, période de crise ou pas!

La bonne idée pour soutenir le secteur musical et les artistes ?

Vu que le nombre de streams sur des plateformes telles que Spotify, Deezer ou Itunes, et les passages en radio permettent aux artistes de toucher des droits d’auteur, je dirais que la façon la plus “facile” de nous soutenir est de s’abonner, écouter et partager notre art. Tout simplement. Le public belge étant un public assez “passif”, c’est parfois difficile de faire diffuser son art sur les réseaux sociaux, car les gens n’osent pas ou n’ont pas le réflexe de partager ce qu’ils aiment. Et pourtant, c’est un geste simple qui peut avoir un impact énorme sur la diffusion d’un projet: les gens ont souvent tendance à plus s’intéresser à ce qui a déjà une certaine notoriété, c’est-à-dire énormément de “vues” ou d’écoutes.

Une autre façon concrète de soutenir les artistes en cette période et après, c’est d’aller plus loin que les streams, en achetant directement leurs titres sur les plateformes de téléchargement comme iTunes, Google Play ou Amazon.

Tu penses que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? Comment vois-tu la reprise des activités et le déconfinement de ton projet ?

Je ne pense pas que cette crise diminuera la popularité des lives. Rien ne vaut l’ambiance et l’échange d’énergies qui a lieu lors d’un concert live. Ce sont des souvenirs qui marquent.

Les lives via les réseaux sociaux sont certes plus accessibles, mais on perd cette ambiance chaleureuse qui fige le temps durant le live. J’ai donc hâte de reprendre les lives pour pouvoir revivre ces moments de partage et de connexion. Ca prendra sûrement du temps avant de retourner à la normale, et cette période de transition sera sans doute marquée par un mélange de vrais lives et de live streaming via les réseaux.

Un message à faire passer ?

La solidarité, c’est gratuit. Et comme je l’ai dit plus haut, un petit geste peut faire exploser un projet en termes de notoriété. Donc continuez à soutenir les artistes belges émergents en les écoutant, en partageant leur art avec votre entourage, en vous abonnant à leurs pages, et vous serez peut-être l’élément déclencheur de leur ascension.

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BAM! TRIO

BAM! Trio, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ? 

Bam c’est la réunion de trois amis de longue date. On a toujours voulu jouer de la musique ensemble. On avait déjà collaboré dans différents projets mais jamais vraiment juste nous trois. Max s’est mis à l’orgue Hammond il y a trois ans et on s’est dit Bam! Faisons-le ! Bastien nous a trouvé notre premier gig, au Sounds jazz club à Ixelles et c’était parti ! Depuis on essaye de s’approprier cette formation un peu particulière. Il faut bien se rendre compte que l’Hammond est un instrument assez méconnu dans le paysage musical belge, même pour les jazzmen. Et pourtant, le son qui se dégage du trio guitare/batterie/hammond, c’est quelque chose ! Donc en trois mots, ou plutôt trois noms, BAM c’est Bastien, Arnaud et Maxime !

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur votre activité en tant que groupe ?

L’impact majeur de cette situation est l’annulation pure et simple de toutes nos prestations en public, donc à peu près tout ce qui nous motive en tant qu’artistes. Certaines dates ont heureusement été reportées, et nous aurons donc le grand plaisir (grâce au programme Ca balance) de jouer Au Mithra jazz le 13 septembre. Sinon, on a pas eu l’occasion de se voir pendant le confinement. On s’est entretenus au sujet des mix de notre premier album à paraître en collaboration avec Pyramide studio et Abyssin production, enregistré en novembre dernier. Il y a encore un peu de boulot mais il est dans la boîte et devrait sortir juste avant le Mithra.

Une idée de génie pour soutenir le secteur musical et les artistes comme vous ?

On demande une petite contribution aux sportifs de haut niveau et c’est réglé ! Non,
sérieusement, Il faudrait que les musiciens de jazz se fédèrent, mais surtout, il faudrait faire évoluer le débat sur le statut d’artiste qui n’en est pas vraiment un. Un musicien, un peintre et un comédien vivent des réalités professionnelles très différentes. Ce statut est précaire, obsolète, injuste pour certains, mais aussi presque impossible à obtenir dans la légalité. Nous, qui ne bénéficions pas de ces avantages, on représente plutôt la contre-culture. Tous ces artistes qui ne gagnent pas assez pour faire valoir un quelconque statut, mais qui se battent corps et âme pour défendre leur art et montrer qu’ils existent. Une idée de génie serait simplement d’en parler. Que les gens sachent qu’il n’y a pas que la radio, la télé et les grandes plateformes de diffusion mais aussi des petits lieux qui hébergent des artistes formidables et que, contribuer en payant une entrée souvent dérisoire, c’est reconnaître qu’ils existent et qu’ils ont plein de choses à partager avec le monde. Reconnaissons la vraie valeur du travail des artistes.

Comment imaginez-vous le déconfinement de BAM! Trio ? 

On se remet à répéter tout doucement. Vu qu’on n’est que trois, pas de problème de distanciation ! On va finaliser l’album et on espère venir vous le présenter live dès que possible. On espère de tout cœur que les gens auront besoin de musique live lors de leurs retrouvailles avec la liberté. Nous, en tout cas, le public nous manque ! On vous a aussi concocté une petite vidéo avec les moyens du confiné, c’est-à-dire pas grand-chose !

Un message à faire passer ?

Sex, drugs and BAM trio ! Allez, venez écouter tous les artistes de l’ombre, en particulier les jazzmen et tous les oubliés des grandes plateformes de diffusion. On travaille dur pour vous offrir la diversité que vous méritez. Culturellement parlant, on a beaucoup plus le choix qu’on ne le pense. Il suffit d’oser. Oser pousser la porte d’un club, d’un petit théâtre
ou d’une galerie d’art et débourser le prix d’une bouteille de vin pour savourer tout un monde de possibles ! Un message ? Ca va faire BAM !

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MEANDER

Meander, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ? 

La base c’est une amitié qui nous a amenés à découvrir le Roadburn Festival en 2017. De retour à Bruxelles, il fallait absolument qu’on joue de la musique ensemble. On a bien pris notre pied quelques répètes pour le fun, puis des compos ont commencé à prendre forme : une musique qui se veut cathartique, mélange de post-hardcore, metal progressif, qu’on aime aussi mélanger à d’autres choses.

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur votre activité en tant que groupe ?

Le plus gros coup dur aura été l’annulation de notre release party pour notre tout premier EP. On était vraiment impatients, on avait organisé une belle fête pour l’occasion avec Yakhchal et Mad Magus, deux autres groupes bruxellois. D’autres concerts ont également dû être annulés dans la foulée. Les répètes, évidemment, on oublie aussi. Le confinement a quand même permis de composer des nouveaux morceaux et nous avons maintenant presque une dizaine de démos dans le collimateur.

Une idée de génie pour soutenir le secteur musical et les artistes comme vous ?

On pourrait commencer par dé-diaboliser la musique live dans les villes, surtout dans les styles dits “bruyants” comme les nôtres. Les petites salles qui permettent à des groupes comme nous de se développer sont souvent soumises à des contraintes qui sont impossible à suivre au niveau de la limite sonore et du coup, beaucoup de cafés arrêtent complètement de passer de la musique live (en tout cas amplifiée). Ça passerait par la sensibilisation du public à se protéger en fournissant systématiquement des bouchons gratuits, et par des aides à l’isolation sonore pour réduire les problèmes de voisinage, par exemple. Cela permettrait aux salles de ne pas crouler sous les amendes tout en ayant un effet (probablement) plus positif sur la protection du public!

Comment imaginez-vous le déconfinement de Meander ? 

Il est tout proche! La première étape va être celle des retrouvailles: la reprise des répètes avec de nouveaux morceaux à travailler. Ensuite on va attendre avec impatience la reprise des spectacles, probablement commencer avec quelques copains comme public, puis on verra en fonction  des règles en vigueur…

Deux mots sur votre premier EP Meander sorti fin mars ?

L’EP contient des morceaux qu’on a déjà composé au tout début du projet. On a énormément travaillé pour triturer tout ça. L’enregistrement au Blackout Studio avec Ivan Houben et François Dediste s’est passé à merveille et on est on ne peut plus fiers du résultat!

 

Un message à faire passer ?  

Le plus important ça va être de continuer à soutenir les artistes underground dans la mesure du possible. De notre côté on est loin d’être les plus impactés par le confinement, on a tous des jobs à côté. Mais de nombreux artistes et autres acteurs du secteur se retrouvent dans la merde et c’est important de les soutenir, en achetant du merch, en précommandant des tickets pour les shows qui arrivent, en partageant leur contenu pour que d’autres gens puissent les soutenir aussi. Dès que les concerts reprendront il va falloir se bouger! Le public va être indispensable pour relancer la machine. Nous on sera là!

RETROUVEZ MEANDER EN CONCERT AU BUNKER LE JEUDI 24 SEPTEMBRE DANS LE CADRE DES EXTRAS.

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DES YEUX

Des Yeux, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ? 

C’est un trio qui a vu le jour à Bruxelles en 2019. On joue une musique lourde, répétitive, avec très peu de texte, plutôt en mode spoken word. L’idée est de créer une ambiance hypnotique, surtout en concert. Le genre d’expérience où on ferme les yeux et on se retrouve seul face à la musique. Pour mettre des mots dessus, on pourrait qualifier notre musique de drone pour le côté très lourd et krautrock pour l’aspect de répétition. On a sorti un premier album en mars 2019 chez Navalorama Records et on a eu la chance d’être sélectionné pour le programme LOUD de Court Circuit. On a fait pas mal de concerts avec Dopethrone, La Muerte, Dark Buddha Rising, Coilguns, Wayfarer, etc.

Vous avez participé au dispositif LOUD l’année dernière. Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ? 

Le LOUD a surtout permis d’accélérer l’évolution du groupe. On a pu accéder directement à des salles de meilleure qualité, des programmateurs pro et 2 jours de résidence où on a revu notre approche de la scène de fond en comble. Du coup, on a adopté des réflexes pro qu’on n’avait pas forcément auparavant. Le LOUD a aussi aidé à se faire un carnet d’adresses, même au nord du pays. 

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur votre activité en tant que groupe ?

Pour nous, c’est vraiment la merde, mais 2020 a mal commencé et ce sera une année à oublier. On était sorti de 2019 gonflés à bloc. On avait bossé dur toute l’année, on a terminé avec un gros concert au LOUDfest au Bota sur lequel on misait beaucoup et on voulait vraiment que ça serve de tremplin. C’était en train de porter ses fruits : des super contacts avec des labels pour sortir le prochain album, des dates confirmées au Bear Rock et à Dour, des propositions de concerts un peu partout et puis la cata. D’abord j’ai eu des soucis de santé en début d’année qui nous ont obligés à refuser tous les concerts jusque début mai, parce que je ne me sentais pas capable d’assurer, et puis le confinement qui nous est tombé dessus juste au moment où on reprenait tout doucement les répètes. On voulait s’organiser des lockdown sessions à distance, histoire de sortir quand même quelque chose de cette déprime ambiante, mais une bonne partie du matériel était enfermée au local de répète et on n’y avait plus accès. On a même hésité à racheter tout notre matériel sur un site de vente en ligne, enregistrer nos brols et tout renvoyer le dernier jour de la garantie. C’est dire si on était au bout du rouleau. Entretemps, on a retrouvé le moral en déterrant toute une série d’enregistrements qui étaient en cours ou de vieux trucs qui traînaient sur des disques durs et on a finalement sorti l’EP « Drone to the Bone » qui était un projet qui nous a bien remonté le moral. Mais c’est clair que le confinement a foutu tous nos plans en l’air.

Une idée de génie pour soutenir le secteur musical et les artistes comme vous ?

Une idée de génie, je ne sais pas. Mais il y a sûrement une réflexion à mener tous ensemble parce qu’autrement on va tous disparaître et ce serait vraiment dommage. Je pense qu’on a tous plus ou moins pigé que les concerts allaient être compliqués au moins jusque la fin de l’année. Or, sans concert, c’est compliqué de vendre des disques. Et si tu ne vends pas de disques, à quoi bon dépenser de l’argent en studio ? Du côté de Court Circuit, on a senti lors du LOUD une grosse énergie pour encourager les artistes sur le volet live, il faudra peut-être réorienter un moment cette énergie vers d’autres aspects de la musique. Pourquoi pas un soutien à la production de clips vidéo par exemple, puisqu’on risque fort de vivre la musique sur YouTube et Bandcamp pendant encore un certain temps ? Si on sort de bons clips, on pourra peut-être entretenir la flamme en attendant que le circuit live se remette en marche. C’est une réflexion à avoir tous ensemble. De toute façon, avec les frontières fermées, on va sûrement rester entre nous pendant un bout de temps. Il faudra sans doute relancer des collaborations, des concerts communs quand on pourra, des splits, des remixes, etc. C’est peut-être le moment de mettre en commun toutes nos énergies (musiciens, labels, ingés son, programmateurs, bookers, etc.) une fois qu’on aura fait notre deuil du monde d’avant.

Comment imaginez-vous le déconfinement de Des Yeux ? 

Les premières répètes vont être du pur décrassage d’oreilles. Depuis plus de deux mois, on joue tous chez nous, confinés, au casque. C’est insupportable pour une musique comme la nôtre. Si je ne sens pas le mur vibrer, je passe complètement à côté du truc. J’ai l’impression d’être un joueur de foot qui se console en jouant au kicker. On se revoit cette semaine et les retrouvailles vont être violentes parce qu’on en a gros sous la pédale. Ça va être des heures et des heures de jams improvisées pour sortir toute cette frustration qui nous bouffe les tripes. Et évidemment, on va tout enregistrer, au cas où il en sortirait quelque chose d’exploitable.

Et sinon, d’un point de vue très terre à terre, vu qu’on partage notre local de répétition avec un autre groupe, on a mis en place une sorte de règlement entre nous : désinfecter les poignées de porte, ne plus partager les micros, ramener nos instruments chez nous, ne plus laisser traîner les bouteilles de bière, etc. C’est un peu à l’opposé de ce qu’est censé être le local d’un groupe de rock, mais j’ai l’impression qu’on n’a pas le choix si on veut limiter les risques de contamination.

Deux mots sur votre dernier EP Drone to The Bone sorti en plein confinement ?

C’est une idée qu’on avait depuis longtemps : à côté d’albums plus « officiels », sortir des choses plus spontanées et auto-produites, pour restituer le côté plus brut de notre musique. Drone to The Bone, c’est 3 longues improvisations captées dans l’instant, dans leur forme originale, et enregistrées avec un matériel très basique. Le premier morceau de l’EP est d’ailleurs une version préhistorique du titre « Bone » qui avait entretemps évolué et s’était retrouvé sur le premier album. C’est de la musique non réfléchie, qui sort des tripes et qu’on écoute évoluer en même temps qu’on la joue. Le confinement nous est tombé dessus alors qu’on travaillait sur plusieurs projets en parallèle. En faisant le point sur ce qui était exploitable, on s’est dit qu’on allait finaliser celui-là. Au final, on est plutôt content du résultat. On a de nouveau un super artwork de David Crunelle pour accompagner l’EP et on a eu droit à quelques bonnes chroniques. Si on a l’impression que c’est mort pour les concerts cette année, on sortira certainement encore d’autres EP dans le même état d’esprit. C’est aussi pour éviter de se faire oublier, alors qu’on avait bossé comme des fous l’année dernière pour arriver là où on était. On veut être prêt à défendre notre place quand tout se remettra en route. 

RETROUVEZ DES YEUX EN CONCERT AU BUNKER LE JEUDI 24 SEPTEMBRE DANS LE CADRE DES EXTRAS.

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DAVID LOMBARD

David Lombard, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ? 

Il s’agit d’un projet Americana/folk que j’ai lancé en solo en 2012, fortement influencé par la musique et littérature américaines (de Springsteen à Jason Isbell et Henry David Thoreau). Il a depuis fait son bout de chemin, ayant été mis à l’épreuve sur de belles scènes telles que l’Ancienne Belgique et le Reflektor Club, participé à plusieurs programmes tels que l’Envol des Cités et Ca Balance, avec désormais un album (« Looking for a Dream ») distribué à son actif et une nouvelle formule plus électrique avec un groupe, sans perdre son authenticité et son goût insatiable pour la mélodie. 

Tu as participé à la dernière édition du Concours Circuit en 2018 : qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

Bien que je ne faisais pas partie des finalistes, je dirais que le Concours Circuit m’a apporté plus de visibilité et de reconnaissance. J’ai également reçu des conseils intéressants de professionnels du secteur musical et j’ai été programmé à des festivals suite à mon concert au Concours Circuit. 

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur ton activité en tant qu’artiste ? (concerts, compo, promo, etc.) ? 

J’avais plusieurs concerts prévus, tant en solo qu’avec la formule band (qu’on comptait faire jouer beaucoup cette année), et ils ont évidemment été tous annulés. Inutile de rappeler que pour un projet émergent comme le mien, les concerts sont essentiels pour le financement des futures productions car c’est l’unique source de revenus vraiment rentable. Comme nos concerts (si ils ne sont pas annulés et si les salles et festivals survivent à cette crise), toutes nos productions sont donc reportées et je me concentre donc sur la composition et l’écriture de nouvelles chansons, qui seront un peu différentes de ce que j’ai déjà fait. Je pense que mon projet a besoin d’un contact authentique avec son public, ce qu’on n’aura jamais avec un concert en ligne. Après la résignation vient la réflexion et j’essaie donc de rester actif sur la toile à ma façon, dans ce brouhaha croissant de contenu, tout en me focalisant sur l’écriture.

La bonne idée pour soutenir le secteur musical et les artistes pendant cette période ?

Pour les artistes, la meilleure façon de nous soutenir est d’acheter nos CDs ou encore de nous écouter en ligne sur vos plateformes préférées, et de s’abonner / nous suivre sur les réseaux. Le soutien aux artistes devra aussi aller de concert avec un soutien aux salles de concerts et labels indépendants, qui se démènent pour nous donner des scènes et de la visibilité. Certaines salles (comme le KulturA à Liège) ont lancé des appels aux dons, l’équation est simple : pas de salle, pas de concert, et pas de concert, pas d’artiste, et on peut aller encore plus loin. 

Tu penses que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? Comment vois-tu la reprise de tes activités et le déconfinement du projet ?

Ici, je rejoins un peu Juliette de Luik Music dans la mesure où le livestream n’est pas du tout une solution viable pour la musique live. Cette crise nous impose tacitement une transition directe et violente vers une économie exclusivement digitale peu rentable pour les artistes et autres acteurs du secteur musical et qui, de surcroît, n’a ni limite ni règle. Bref, c’est le chaos, et il y a beaucoup de laissés-pour-compte. Le public voudra probablement retrouver le ressenti d’un vrai concert live lors du déconfinement du secteur culturel, même si je pense que mon projet et d’autres artistes émergents devront se faire une place dans ce qui va réellement être une ruée vers les programmateurs de concerts. 

Un message à faire passer ? 

Un peu d’optimisme avec une citation de Ralph W. Emerson : « When it is dark enough, you can see the stars. ».  Bon courage à tous les acteurs et toutes les actrices du secteur musical et j’espère à très bientôt, sur ou devant une scène ! 

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NAKED PASSION

Naked Passion, c’est quoi ? Définir le projet en quelques mots.

Naked Passion, c’est du rock alternatif indé et de la débrouille. C’est le projet de 4 potes dont la moyenne d’âge dépasse à peine la vingtaine. Depuis 2016, on a fait notre petit bout de chemin en alliant guitares vigoureuses et mélodies atmosphériques. On a sorti un premier EP en 2018, « Suburban Night Lights », qu’on a défendu sur la scène alternative liégeoise. On travaille actuellement sur la suite avec Laurent Eyen qui a produit des disques qu’on aime beaucoup (It It Anita, La Jungle, Lysistrata). 

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur votre activité en tant qu’artiste ? (concerts, compo, promo, etc.) ? 

C’est une période compliquée évidemment, pour nous comme pour tous les acteurs du secteur culturel. On venait de faire notre grand retour avec un nouveau single, « Midnight Supersnack Dynamite ». On était sur scène le soir du 12 mars quand les premières mesures du confinement sont tombées. On a malheureusement été coupés dans notre élan. On a dû annuler quelques dates qui nous tenaient vraiment à cœur. On était impatients de partager l’affiche avec des artistes qu’on aime beaucoup, notamment The Guru Guru ou les Français de Décibelles. On garde espoir cependant, on sait que d’autres opportunités se présenteront une fois la crise passée. On devait également sortir un nouveau single en avril, accompagné d’un clip produit par le magazine liégeois Quatremille. On avait pour projet d’organiser une release party pour le single. Tout ça est malheureusement reporté à une période encore indéfinie. 


Étant tous les quatre étudiants, notre quotidien a été pas mal chamboulé. Pas évident de conjuguer musique et études, encore plus durant cette période incertaine. L’impossibilité de se voir a rendu la composition difficile, étant donné qu’on a l’habitude de composer tous ensemble. Cela dit, cela nous a laissé un peu de temps pour planifier la suite de notre aventure. On a eu la chance d’enregistrer quelques morceaux en studio juste avant le confinement donc on a pas mal de trucs sur le feu malgré tout. 

La bonne idée pour soutenir le secteur musical et les artistes pendant cette période ?

Cette période de crise, c’est l’occasion de (re)découvrir les talents de notre pays. On a la chance d’avoir un secteur musical incroyablement diversifié. Si chacun creuse un peu, il peut facilement découvrir son nouvel artiste préféré à quelques kilomètres de chez lui. On a nous-mêmes découvert énormément d’artistes belges pendant cette période : Atum Nophi, The K., Future Old People Are Wizards, Shht et plein d’autres qui ont gagné leur place parmi nos favoris ! Osons et cultivons la découverte. Faisons vivre la scène alternative locale. Si on peut profiter de la crise pour orienter le public vers les talents originaux dont regorge notre pays, on aura finalement gagné quelque chose.

Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? Comment voyez-vous la reprise de vos activités et le déconfinement de Naked Passion ?

On est convaincus qu’il y aura un vrai engouement pour la musique live dès qu’on pourra remettre les pieds dans les salles de concert, avec ou sans masque. Il n’y a rien à faire, les concerts sont de vraies expériences collectives et les livestreams ne remplacent pas l’énergie et le sentiment de communion des concerts live. La reprise risque cependant d’être compliquée pour les musiciens, tout le monde va vouloir remonter sur scène en même temps. On reste un groupe indépendant alternatif, on a un peu peur d’avoir du mal à retrouver des dates. On espère tout de même que les programmateurs seront prêts à prendre des risques et à faire briller les groupes émergents. On voit déjà une avancée dans cette direction avec la multiplication des playlists mettant en avant des artistes belges, c’est un bon début. Espérons que ce soutien devienne plus contagieux que ce foutu Covid. 

Un message à faire passer ? 

Continuez à soutenir la scène locale ! La culture vit grâce à son public, c’en est d’autant plus clair en cette période. Tout le monde travaille dans l’ombre pour l’instant, mais la rentrée sera explosive. On se réjouit de vous retrouver dès que la situation le permettra ! En attendant, prenez soin de vous et de vos proches !

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Alice Spa

Alice Spa, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ?  

Alice Spa c’est moi (rire). C’est un projet électro pop acoustique en français qui a beaucoup évolué car c’était purement acoustique à la base. J’avais besoin de changement, de me reconnecter à mes propres envies, m’exprimer différemment et de manière plus intime encore. Ce nouveau projet est né également de ma collaboration avec la productrice Manou Maerten avec qui on est entrain de finir mon prochain EP (que j’ai hâte de partager avec vous!!) 

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur votre activité en tant qu’artiste ?

Ca a un peu retardé mes plans pour la sortie de mon nouvel EP mais en même temps ça m’a permis de prendre le temps de bien réfléchir à la suite, ce qui n’est pas négligeable quand on lance un projet comme celui-ci. On a terminé le mixage des titres à distance, c’était une expérience assez intéressante même si ça aurait été plus facile d’être sur place.

Une idée de génie pour soutenir le secteur musical et les artistes comme vous ?

Une idée de génie malheureusement non désolée (rires) mais je pense qu’à l’heure actuelle et à défaut d’un soutien des politiques, il faut faire appel à la solidarité. On voit déjà sur les réseaux sociaux une mobilisation importante pour la culture et j’espère que ça portera ses fruits d’une manière ou d’une autre. C’est important que les personnes qui aiment et qui consomment « la culture » continuent à soutenir les artistes, par exemple, en achetant des albums… Je pense que l’existence des réseaux sociaux a été un point positif de ce confinement pour les artistes car on a pu, par exemple, continuer à partager notre musique à défaut de faire des concerts. Mais ce n’est pas une solution à long terme bien sûr et ce serait un peu triste que la culture, qui est quand même pour moi synonyme de partage, se résume à une plateforme.

Comment imaginez-vous le déconfinement d’Alice Spa ? On peut s’attendre à des actus  (album, clip, live…) ? 

Oui plein de choses arrivent ! C’est compliqué d’envisager la suite au niveau des concerts bien sûr mais en tout cas je compte sortir mon premier single dans les mois qui viennent et je suis très excitée d’ailleurs !

Un message à faire passer ? 

Prenez soin de vous et de vos proches et continuez à faire vivre la culture ! 

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Saudade

Saudade, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ?

On est un groupe bruxellois qui joue ensemble depuis deux ans maintenant. Nos influences sont hyper variées mais si on devait citer une origine principale ce serait sans doute la scène moderne anglaise qui nous inspire énormément, avec des artistes comme Ghostpoet, Cosmo Pyke, ou Yusuf Kamaal.

Vous avez participé au Concours Circuit 2018 : qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?

Elle reste un grand moment pour nous, bien sûr ! Ca nous a permis de faire un grand bond en avant dans le développement du projet ; tant en terme de visibilité qu’au niveau scénique et musical, et au niveau financier aussi, bien sûr. On a pu profiter des prix reçus pour financer l’enregistrement de notre second EP et pour trouver les partenaires qu’il nous fallait pour pouvoir le défendre au mieux : manager, booker et attaché de presse. Si ce sont les copains de Glauque qui ont raflé la quasi totalité des prix festivals, on a quand même été contacté dans les mois qui ont suivi par pas mal de programmateurs, dont ceux qui nous faisaient le plus envie parmi les prix Court-Circuit ! Ca nous a permis de faire une belle tournée l’été passé qu’on est pas prêt d’oublier, en passant notamment à Dour et aux Ardentes. On profite donc de ce petit feedback pour remercier encore une fois toute la team Court-Circuit pour leur confiance et leur soutien constant tout au long de l’aventure et encore bien après !

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur votre activité en tant qu’artiste ? (concerts, compo, promo, etc.) ? 

Comme tout le monde, toutes nos dates ont été annulées et ça fait deux mois qu’on a pas pu répéter tous ensemble. On est évidemment triste de ne pas pouvoir être sur les festivals cet été comme prévu, mais ça nous permet aussi de prendre vraiment le temps de composer et de préparer la suite. A côté de ça, ça nous oblige à réinventer aussi la manière dont on travaille, puisque notre musique est quand même surtout basée sur le live. On s’est par exemple fixé l’objectif de sortir régulièrement des morceaux sur instagram (@saudadeofficiel). Forcément ces sons-là sont beaucoup plus électroniques mais ça nous permet d’explorer d’autres couleurs, tout en préparant notre prochain projet qu’on va commencer à enregistrer dès qu’on peut rejouer tous ensemble. L’important au final c’est de transformer ces nouvelles contraintes en force créative.

La bonne idée pour soutenir le secteur musical et les artistes pendant cette période ?

Continuer à écouter ce qui sort, s’intéresser à ce qui est produit au niveau local et acheter les disques, que ce soit virtuellement ou pas. L’autre partie c’est peut-être aussi de prendre la culture en compte lorsqu’on va voter…

Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? Comment voyez-vous la reprise de vos activités et le déconfinement de Saudade ?

On espère le moins possible, on croit pas trop que le livestream soit l’avenir… Bien sûr, on va devoir continuer à s’adapter durant le temps qui faudra et sans doute commencer par repenser des événements à plus petite échelle. On est d’ailleurs en train de bosser sur un concept pour retrouver notre public au plus vite cet été. On peut pas encore vous en dire plus, mais on tiendra tout le monde au courant sur nos réseaux dans les semaines à venir !

Un message à faire passer ? 

Que de l’amour !

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PIERRES

Pierres, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ?

Pierres c’est mon premier projet solo, qui se veut à l’origine être les retrouvailles de tous mes Pierres, d’où son nom. Concrètement, cela donne des chansons popettes décomplexées et intimes, éclectiques par moment car sans concession, et toujours en français. Autrement dit, si d’expérience le groupe est un lieu de compromis (heureux ou malheureux), Pierres en est un autre où je peux m’exprimer entièrement et librement, sans fard ni contrainte. Dans un premier temps, disons. Tout un travail de développement est accompli avec les musiciens et l’ingénieur du son qui m’accompagnent, et d’autres personnes encore qui gravitent autour du projet. De sorte que le caractère ambivalent singulier-pluriel, dont le nom « Pierres » annonçait la couleur, est devenu presqu’inhérent au projet.

Vous avez participé au Parcours Francofaune : qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?

Pierres venait d’être lancé sur la toile quand il fut repris pour le Parcours Francofaune. Je n’avais encore aucune idée de comment ni avec qui le projet allait être porté sur scène. Par conséquent, le Parcours a été avant tout un énorme coup d’accélérateur, nous obligeant à travailler vite et de façon efficace afin de pouvoir proposer un spectacle de qualité. Durant un peu moins d’un an, au rythme des deadlines diverses (concerts et résidences), nous évoluions dans un état d’urgence constante, si bien qu’après le festival en octobre dernier, j’avais l’impression que le projet avait vécu 5 ans, avec ses emmerdes, ses rebondissements, ses joies. Au-delà de cet effet boost, Francofaune nous a beaucoup épaulé sur le développement du projet, par son soutien précieux, ses nombreux conseils et les résidences organisées, toujours avec une humanité folle.

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur votre activité en tant qu’artiste ? (concerts, compo, promo, etc.) ? 

Concrètement, cette période représente pour Pierres cinq dates qui sautent et deux tournages de clip reportés. Au-delà de ces quelques déceptions relatives, et d’une angoisse sous-jacente et néanmoins grandissante que nourrit cet inconnu autour de nos pratiques artistiques futures, j’en tire quelques avantages. Par exemple, je sentais que le projet jouissait d’un élan vers quelque chose qui était encore à préciser. Les premiers émois derrière nous, la balle était dans notre camp. Cette invitation forcée à la pause m’a permis d’appréhender la suite de Pierres, exercice auquel jusqu’alors j’échappais volontiers, et de bosser sur la planification de la sortie du premier disque. À côté, je passe pas mal de temps à composer et à écrire, en vue pourquoi pas d’un second essai. C’est l’occasion de prendre un peu d’avance. Mais je sens doucement que j’ai besoin de changer d’air, de diversifier mes pratiques, et le travail avec les musiciens par exemple commence à me manquer sévère. Ils me manquent sec. 

La bonne idée pour soutenir le secteur musical et les artistes pendant cette période ?

J’avais vu dernièrement passer sur mon fil d’actu un dessin qui reprenait les petits gestes simples et gratuits pouvant apporter un réel soutien à un projet en développement, comme partager une de ses publications, en aimer une autre, commenter, etc. Bref, lutter en quelque sorte contre les algorithmes. En cette période où tout se passe exclusivement sur les réseaux sociaux, se rappeler qu’un clic a un effet, certes relatif, est un début (le mec il croit qu’il peut manger avec des clics il est où). 

On a vu la session en livestream dans le cadre des Aralunaires à domicile début mai. Un retour sur cette expérience ?

C’était étrange mais pas déplaisant. Le fait d’être stressé alors que tu es chez toi tranquille, de jouer devant toi-même sur l’écran, d’être seul simplement, dans un silence que tu dois briser tu ne sais pas pour qui. Tout l’aspect technique aussi avant la captation était chouette, ça m’a permis de me faire un peu la main là-dessus. Bon, tout ça n’égalera jamais un vrai concert, mais il y a tout de même une chose intéressante qui vaudrait la peine d’être creusée une fois que l’on pourra retrouver la scène : ce sont les commentaires du public durant le live ; pouvoir les relire par après et surtout les identifier à des moments précis du concert, c’est fabuleux.

D’ailleurs, vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? Comment voyez-vous la reprise des activités et le déconfinement de Pierres ? 

Je ne sais pas. Pour ma part, je me lasse assez vite des livestream. C’est triste mais on a vite fait de scroller à côté ou de passer à autre chose. Je veux croire que cela reste des alternatives « en attendant que » l’on puisse se déplacer à nouveau. Avec Pierres, ce genre de pratique doit rester exceptionnelle, quitte à être moins présent sur les réseaux durant cette période, et travailler davantage sur le fond du projet.

Un message à faire passer ? 

Il est important que chacun.e garde à l’esprit que cette situation est inédite, que la culture qu’iel consomme gratuitement aujourd’hui (concerts en direct, offre sur différentes plateformes, musées virtuels, etc.) a un prix. Cette évidence de valoriser un service doit demeurer intacte.

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Ocean Encounters

Ocean Encounters, c’est quoi ? Pouvez-vous définir votre projet en quelques mots ?

Un projet entre potes avant tout, puis un projet qui a pris de l’ampleur et qu’on aimerait porter le plus loin possible. L’univers métal étant un monde un peu à part, nous voudrions nous y faire notre place !

Dans quelle mesure cette période de confinement a eu un impact sur votre activité en tant qu’artiste (concerts, compo, promo, etc.) ?

Le plus gros impact a été sur nos concerts dans un premier temps, même si nous n’en avions que deux initialement prévu. Ca a bloqué un peu notre progression on va dire. Ensuite les répétitions qu’on ne pouvait plus faire a été dur aussi car c’était notre petit plaisir. Nous avons donc axé notre travail sur la promotion de notre album “Anchored” qui est sorti début mai.

La bonne idée pour soutenir le secteur musical et les artistes pendant cette période ?

Et bien le partage ! Je pense que si aujourd’hui nous n’avons pas la possibilité de faire de concert, alors il faut tout miser sur la visibilité online de chaque groupe !

Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? Comment voyez-vous la reprise de vos activités et le déconfinement d’Ocean Encounters ?

Je pense qu’il n’y aura pas forcément d’impact, les gens reprendront de manière normale ou même avec plus d’envie de voir des concerts (enfin, j’espère) ! Nous allons d’abord recommencer à répéter et préparer nos futurs concerts pour la rentrée en septembre et ensuite nous commencerons à composer le deuxième album. De plus nous sommes toujours en recherche de dates pour promouvoir notre album “Anchored” car nous avons pris quand même un peu de retard pour la promotion live !

Un message à faire passer ?

Surtout n’oubliez pas que derrière chaque groupe, il y a des gens passionnés, des artistes. Le meilleur service que vous puissiez leur rendre, c’est de soutenir autant par vos échanges sur internet que votre présence en live !

RETROUVEZ OCEAN ENCOUNTERS EN CONCERT AU ZIK-ZAK LE VENDREDI 9 OCTOBRE DANS LE CADRE DES EXTRAS.

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Lethvm

Lethvm, c’est quoi ? Pouvez-vous définir votre projet en quelques mots ?

Nous sommes un groupe oscillant entre le post-métal et le sludge. Nous avons une musique sombre, parfois brutale, mais également atmosphérique.

Vous avez participé au dispositif LOUD en 2017. Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?

Cela nous a déjà apporté beaucoup de beaux souvenirs. Nous avions appris pas mal de choses concrètes qui ont fait évoluer nos prestations live. Au delà de ça, je pense que le LOUD a apporté une certaine crédibilité au groupe dans le milieu.

Comment vivez-vous ce confinement et vos concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

Cette crise tombe vraiment à un mauvais moment dans la vie du groupe. Nous venons de sortir notre second album (Acedia, en octobre 2019) et sommes dans l’impossibilité de le défendre sur scène. Nous avions 7 dates, qui ont été annulées ou reportées. Nous devions notamment jouer au festival de Dour, au Durbuy Rock et au Dunk!Fest. C’était des concerts vraiment importants pour nous et pour la promotion de l’album.
L’annulation des concerts et l’impossibilité de répéter, nous a fait nous tourner vers la composition de nouveaux morceaux chacun de notre côté. Nous sommes impatient de nous retrouver pour pouvoir remettre tout ça en commun et continuer à avancer.

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de vous soutenir en cette période ?

Ecoutez et partagez notre musique, c’est aussi simple que ça.

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui vous tente ? Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? 

Nous avons été contactés par daMusic, un webzine flamand, pour réaliser une session livestream. L’expérience était intéressante. Nous avons décider d’explorer une autre facette de nos morceaux en les reprenant en version acoustique. Nous voulions proposer quelque chose de nouveau. Nous en sommes très contents.

Je ne pense pas que ça ai un si grand impact sur la manière dont le public va consommer la musique. Les livestreams sont comme une attelle sur une jambe cassée, c’est la solution trouvée par les groupes en attendant de pouvoir recommencer à jouer dans des salles. Quand on va voir un concert, on y va non seulement pour la musique, mais également pour y croiser du monde, pour le bar, etc.


Pour Lethvm notamment, un aspect important pour ressentir la musique est la vibration sonore qu’on ne peut retrouver qu’en live. Il y a également la notion de partage émotionnel de la musique qui se perd quand on est séparé par un écran. La présence physique, les regards, les mots échangés après le concert, etc. font partie intégrante de la musique. C’est autant valable pour les musiciens que pour le public.

Les livestreams peuvent avoir une certaine utilité pour les groupes, qui continuent à partager leur musique et à avoir de l’actualité, mais cela laisse de côté toute une autre facette de l’activité musicale : les ingés son, ingés light, employés de salle de concerts, organisateurs, etc. Nous espérons qu’ils arriveront à se relever de cette crise et qu’ils pourront toujours se permettre de prendre des risques dans la composition de leurs affiches.

Le confinement ne semble pas être un obstacle à votre productivité. Vous venez de sortir votre clip “Grey”, on peut s’attendre à d’autres actus de votre part à la sortie de cette crise ?

Après la sortie du clip et celle du livestream pour daMusic, nous allons bientôt recommencer les répétitions. Nous devons travailler et perfectionner notre set en vue de la reprise des concerts. Nous allons également commencer la composition du prochain album, ce qui est un processus qui prend énormément de temps. Nos prochaines actus seront donc des annonces de concerts. Nous savons déjà que nous jouerons le 12 septembre au Durbuy Rock Festival.

Un message à partager ? 

Ecoutez de la musique, intéressez vous aux acteurs locaux et foutez votre masque.

RETROUVEZ LETHVM EN CONCERT AU DURBUY ROCK FESTIVAL LE VENDREDI 11 SEPTEMBRE DANS LE CADRE DES EXTRAS.

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Hybridism

Hybridism, c’est quoi ? Pouvez-vous définir votre projet en quelques mots ? 

HYBRIDISM est né de l’expérience et de l’influence d’un projet individuel à fin d’évoluer progressivement pour devenir un véritable groupe live qui a sorti son premier EP en février 2019. C’est un groupe instrumental de Metal Progressif / Djent, qui compose exclusivement sur des guitares à 8 cordes, originaire de la province du Luxembourg.

Vous avez participé au dispositif LOUD l’année dernière. Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?

Avec notre tout premier concert et la release de l’album qui fut le 15 Février 2019, avoir été retenu quelques mois plus tard par le dispositif Loud à été une agréable surprise! Nous avons pu avec l’aide de Court-Circuit asbl, avoir une certaine visibilité via leurs réseaux et être découvert hors de notre province en Belgique via des concerts notamment sur Liège et Bruxelles. Mais également de peaufiner notre son de scène, nos jeux de lumière ainsi que notre présence sur scène via des résidences avec un coach, Grégoire Chardon (Thot). Tout cela nous à permis de régler des détails autour de différents aspects non négligeables de notre jeune groupe et cela au bon moment (je pense).

Comment vivez-vous ce confinement et vos concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

Pour ma part le confinement est partiel. N’ayant pas arrêté de travailler depuis le début de la pandémie, je n’ai pas vraiment ressenti les semaines s’écoulées ou moins difficilement que d’autres. Dans le groupe il y en a qui sont en télétravail, et d’autres qui sont confinés en attendant d’être rappelés à leurs emplois.

En ce qui concerne nos dates annulées, 6 ou 7 dates entre mars et juin, on a cette impression “d’herbe coupée sous le pied”, une année qui se voulait croissante, dans la continuité de ce que nous avions débuté l’année passée. Nous sommes très déçus de ne pas pouvoir prendre part aux organisations qui ont fait appel à nous cet année ainsi que de devoir laisser tomber les possibles weektrip à l’étranger… C’est comme ça… Mais ce n’est surtout que partie remise ! 

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de vous soutenir en cette période ?

Via notre page Facebook ou notre site. Directement depuis notre page Bandcamp ou tout simplement en écoutant et partageant notre musique via Spotify, youtube, Deezer, Google play…

 

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui vous tente ? Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? 

Oui nous avons pensé à des sessions livestream également, mais avec le confinement et l’impossibilité de se rencontrer entre nous on est plutôt dans l’idée de playthrough et de répétitions live individuelles plutôt qu’un réel live du groupe dans son intégralité.
Personnellement, je ne crois pas que ce que nous vivons actuellement va avoir un impact majeur sur la façon dont on consomme la musique live. Durant ces dernières semaines du fait du confinement, ça a boosté un tas d’artistes à se développer à travers internet qui est le principal centre d’intérêt commun du monde actuellement (haha), pour pouvoir être soutenu durant ces moments difficiles, et heureusement leurs nouveaux acquis seront toujours valable après la crise.
Maintenant si on parle concrètement de la manière de consommer la musique, je ne pense pas me tromper en disant que tout ceux qui sont d’un coté ou de l’autre de la scène habituellement veulent reprendre part à des concerts live avec l’énergie, les rencontres sociales, la pression acoustique et la pression en fût qui va avec !
Chose qui n’est pas aisé d’avoir dans son salon à moins d’être assez isolé de ses voisins. 

On peut s’attendre à des actus de votre part à la sortie de cette crise (EP, morceaux, clips, live) ?

En vue de la crise et à la suite de l’annonce des dates annulées, nous avons pris la décision de nous centrer sur la composition du second EP avec pour objectif de le finir pour cette fin d’année, il y a déjà eu un peu de teaser du travail autour de ça sur nos page Facebook, Instagram et il y en aura certainement encore!
Après le confinement, nous aimerions reprendre quelques projets videos dont des clips et playthrough également. Actuellement le Durbuy Rock Festival sera toujours notre prochain concert, la date de celui ci ayant été reculé au weekend du 11 et 12 Septembre. (fingers crossed!) 

Un message à partager ?

Prenez soin de vous, de vos familles et restez critiques! 

PS: on veut retourner le Durbuy svp !!! 

RETROUVEZ HYBRIDISM EN CONCERT AU DURBUY ROCK FESTIVAL LE VENDREDI 11 SEPTEMBRE DANS LE CADRE DES EXTRAS.

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CÉLÉNASOPHIA

CÉLÉNASOPHIA, c’est quoi ? Pouvez-vous définir votre projet en quelques mots ?

Nous sommes un duo et nous sommes sœurs. Céléna à la guitare acoustique et Sophia à l’électrique. Nos compositions en français sont des textes réalistes aux sonorités urbaines. On s’inspire du réel, d’expériences vécues ainsi que des valeurs que l’on défend. C’était pour nous une évidence de créer ce duo et une réelle envie d’en faire notre métier. En 2015, on a sorti un premier EP “À l’aventure” qui nous a permis d’arpenter nos premières scènes en Belgique (Botanique, Francofolies de Spa, BSF,…) et à l’étranger (Suisse, France, Canada, Côte d’Ivoire). Nous sommes maintenant accompagnées d’un troisième musicien sur scène, Jérôme Magnée (Dan San, Yew, …). On lui a confié la direction artistique de notre première album. Il verra le jour à l’automne 2020 si tout va bien. 

Comment vivez-vous ce confinement et vos concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

Nous avons, à ce jour, trois concerts annulés ; le Festival “Voix de Fête ” en Suisse, le Festival “5 Days Off Music” à Stavelot ainsi que ” La Ferme, les Femmes!” à la Ferme du Biéreau de Louvain-la-Neuve. On espère que ce n’est que partie remise mais c’est vraiment dommage parce qu’on devait partir en Suisse la semaine juste après l’annonce du confinement. Tout était prévu, les tickets de train, le logement… C’est un grand festival et une bonne vitrine pour présenter notre album. On avait hâte d’y jouer. Pareil pour le festival “la Ferme, les Femmes”. Une occasion de partager la scène avec, pour une fois, un majorité de femmes sur scène! Une opportunité aussi de pouvoir faire de nouvelles rencontres artistiques.

Au début du confinement, on avait des difficultés à trouver un rythme mais on s’y habitue. Habituellement, on se déplace souvent pour les sessions studios, les répétitions, concerts, résidences… On prend donc ce temps pour se recentrer, se poser et lâcher prise. Comme un moment d’introspection. On peaufine les titres de l’album, on pense aux clips à venir et on a sorti un nouveau titre ” Passage Secret” le 25 mars. On a également composé un titre qui s’intitule ” Restez bien chez vous” et qui parle de la situation actuelle. C’est un peu plus compliqué de trouver l’inspiration nécessaire par manque de concentration au vu de la situation. Parler d’autres sujets nous semble un peu compliqué… De plus, la liberté est primordiale pour se sentir inspirées et on est trop enfermées pour le moment.  On se laisse le temps et quand tout s’apaisera, on aura sans doute pas mal de choses à dire 

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de vous soutenir en cette période ?

Il est vraiment important que les artistes belges puissent avoir une plus grande visibilité. Nous avons besoin que notre travail soit reconnu. Un premier moyen de soutenir les artistes de la FWB serait une diffusion radiophonique beaucoup plus large. Nos quotas sont dérisoires à côté d’autres pays ou même de nos voisins flamands. Il n’y a pas ou plus beaucoup de place pour la découverte et donc pour des artistes comme nous qui ne sommes pas encore connu·e·s du grand public. La seconde serait d’aller écouter/télécharger nos titres sur les plateformes digitales, évidemment! Une playlist 100% artistes belges a vu le jour sur toutes les plateformes : “Stream!t Belgium” une belle initiative qui nous permet d’avoir une plus grande visibilité. Il y a, pour l’instant, un réel mouvement, une réelle bataille livrée par certains labels, managers, organisateurs pour réfléchir à l’après confinement. On voit de plus en plus d’articles qui parlent de notre situation, des passages radio… C’est super valorisant, on a envie de se battre avec eux et défendre nos droits. C’est un vrai soutien. Nous avons également besoin d’être soutenu·e·s financièrement. Que le statut d’artiste soit beaucoup plus accessible ou la création d’un autre statut/une autre alternative. Et venir nous voir en concert à la fin du confinement ? :-)

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui vous tente ? Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ?

Oui, on s’est lancées dans les sessions livestream sur les réseaux sociaux en jouant quelques titres acoustiques. On a recommencé l’expérience samedi 18 avril en créant un petit blind test « live ». L’occasion de rester en contact avec les personnes qui nous suivent, de partager un moment avec eux et détendre un peu cette atmosphère anxiogène. On va sans doute retenter l’expérience très prochainement mais c’est assez étrange de ne pas avoir directement un lien avec le public. L’énergie qui se propage sur scène est très importante pour nous. C’est vraiment un partage. En contrepartie, les gens peuvent commenter directement, c’est fascinant d’avoir un accès direct à leurs pensées pendant notre prestation. Cette crise aura un impact, c’est certain. Il faudra un long moment avant que tout redevienne comme avant mais on espère réellement qu’après cette grande période, nous aurons un vrai soutien de la population belge pour venir découvrir les artistes émergents sur scène.

On peut s’attendre à des actus de votre part à la sortie de cette crise (album, clip, live…) ?

Oui ! Notre album sortira dans quelques mois et on a hâte de vous le faire découvrir. On annoncera aussi de nouvelles dates, on espère ne pas devoir en annuler d’autres qui ne sont pas encore annoncées. Tout dépend aussi de la fin du confinement et de la reprise des événements culturels. Et nous avons aussi envie de créer un clip participatif pour notre prochain single “Folie reviens” qui reflète assez bien la situation dans laquelle nous sommes. On lancera bientôt une vidéo pour expliquer le concept! Il y aura sans aucun doute d’autres traces de cette période dans nos prochaines compositions, prochains textes. On en parle entre nous, on se lance des idées. On attend que tout ça mûrisse. Mais ça nous tient à cœur de pouvoir l’exprimer quand on sera déconfinés.

Un message à partager ? 

Cette période nous fait réfléchir sur notre statut ainsi que la valeur de l’artiste. Elle nous fait comprendre qu’on s’est longtemps senties comme des “parasites” mais que notre métier n’est tout simplement pas assez valorisé. Consommons local ! Soutenons les artistes belges, les organisateurs, managers, bookers, ingénieurs sons, etc. Toutes ces personnes qui travaillent au sein du milieu culturel et qui sont frappés par la crise! Dans une missive, Laurent de Sutter évoque la place de l’artiste dans notre société : ” (…) Que va-t-on faire pour que, dans le monde de demain, on cesse de vous considérer comme des rêveurs un peu crevards, et qu’on apprenne enfin à vous estimer à votre juste hauteur : celle de la fortune que vous incarnez – et qui fait que nous vivons encore dans un pays riche ?” ses mots ont un réel sens pour nous car on aspire à un changement radical dans les mois à venir…

On voulait également remercier toutes les personnes en première ligne, celles et ceux qui continuent de travailler au côté des personnes qui se battent chaque jour contre ce virus. On a hâte de vous retrouver ! A très vite !

 

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MANGROVE

Mangrove, c’est quoi ? Pouvez-vous définir votre projet en quelques mots ?

Au niveau du style musical, Mangrove a pas mal évolué depuis nos débuts en 2015. Au départ on avait plutôt un répertoire soul-rock avec déjà une petite touche éthio/afro, mais aujourd’hui ce serait plutôt devenu une sorte de chaînon manquant entre afrobeat et rock psychédélique, entre Fela et King Gizzard and the Lizzard Wizard. Les morceaux sont plus longs, plus répétitifs aussi, afin de créer des effets un peu transe. La composante africaine est plus présente aujourd’hui, on s’est notamment beaucoup inspiré de percussions haïtiennes vaudou pour composer certains de nos derniers morceaux.

Comment vivez-vous ce confinement et vos concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

Le confinement ne nous a privés que de trois concerts, mais comme on commençait à peine à défendre l’EP, c’est un peu frustrant. Ça donne le sentiment d’avoir été coupés dans notre élan. Heureusement on a quand-même pu faire la release party du EP juste avant les premières mesures de confinement.

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui vous tente ? Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ?

On nous avait proposé de remplacer une date annulée à l’Atelier 210 par un livestream. On trouvait ça chouette parce que c’était au début de la crise sanitaire et c’était encore envisageable qu’on joue quand-même tous dans la même pièce. Très vite, et avant que ce livestream ait lieu, les mesures se sont renforcées et maintenant c’est chacun chez soi. Honnêtement je ne pense pas qu’on ferait quelque chose d’intéressant dans ces conditions, je crois qu’on a besoin d’être ensemble pour jouer cette musique.
Mangrove c’est avant tout un groupe pour la scène. Je ne sais pas si cette crise aura un impact sur la façon dont on consomme la musique live, mais j’espère qu’elle en aura un sur notre façon de consommer au sens large ainsi que sur la façon dont on vote

Vous avez dévoilé votre premier EP au Reflektor le 7 mars dernier, pouvez-vous nous dire quelques mots sur cet album ?

C’est un premier jet, du fait maison, comme l’ébauche de quelque chose qui se veut plus abouti, mais il faut bien démarrer quelque part. Pour l’instant la raison d’être de cet EP est surtout de nous aider à trouver des dates, car comme je l’ai déjà dit plus haut c’est vraiment en live que notre musique prend tout son sens.
L’enregistrement d’un album reste néanmoins un objectif qu’on se fixe.

Un message à partager ?

Si vous en avez l’occasion, soutenez le secteur culturel! Il souffre méchamment et va encore souffrir sans doute pendant quelques mois. Le Kultura a notamment de grosses difficultés financières et fait un appel aux dons pour le moment.

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ORA

O.R.A, c’est quoi ? Pouvez-vous définir votre projet en quelques mots ? 

O.R.A est un groupe de rock alternatif bruxellois formé de 5 musiciens. Une musique teintée de textures organiques où les mélodies et les messages se veulent porteurs de lumière et d’espoir.

Comment vivez-vous ce confinement et vos concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

Nous vivons ce temps suspendu en nous questionnant et en nous adaptant au mieux. Nous sommes tous séparés physiquement mais communiquons beaucoup. Evidemment, le fait de jouer ensemble nous manque mais c’est aussi une occasion de peaufiner, créer et composer. Nous avions 3 dates prévues et d’autres qui se profilaient pour présenter notre premier album. Ce qui transparaît le plus, c’est l’envie de le partager en live, en salles et en festivals.

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de vous soutenir en cette période ?

Ecouter notre premier album “Of Paint And Gold”, le diffuser, en parler, l’acheter et pourquoi pas nous écrire pour en discuter. C’est ce que l’on peut espérer de mieux. Nous avons sorti quelques clips pour mettre en avant des musiques de l’album, ils sont là pour vous faire entrer dans notre macrocosme.

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui vous tente ? Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? 

Nous cherchons et travaillons sur des idées pour pouvoir nous diffuser, parfois autrement. Le livestream reste une belle façon de communiquer notre musique de manière brut, nous sortirons à notre tour une ou plusieurs session(s) livestream. De manière générale le secteur culturel est et sera fortement touché. Faisons en sorte que la culture ne soit plus vue comme un simple divertissement (de la notion de détourner l’attention) mais bien comme un moyen de nourrir notre esprit et d’ouvrir des portes sur d’autres mondes. Au final, l’art est partout, il devrait être pris plus au sérieux par notre gouvernement.

Vous avez commencé fort cette année en sortant votre premier album “Of Paint and Gold” avec en prime une release party au Botanique. Quelles sont les prochaines étapes ? On peut s’attendre à des actus de votre part à la sortie de cette crise (EP, morceaux, clips, live) ?

Le lancement de l’album s’est très bien passé avec cette release au Botanique notamment et avec les feedback merveilleux des gens. Le lockdown est malheureusement arrivé à une période tremplin pour nous mais nous redoublerons d’efforts pour continuer à le diffuser. Nous souhaitons dans un futur proche garder “Of Paint And Gold” “actuel” à travers des clips, live sessions, concerts,…Entre temps un morceau composé en confinement devrait sortir en mai et bien entendu, nous commençons à nous pencher sur l’idée d’un second album. Cette période reste une grande source d’inspiration, mais chaque chose en son temps.

Un message à partager ?

Si l’art n’existait pas, nous serions perdus. Continuez de le diffuser et de le propager en ces temps difficiles, de manière locale c’est encore mieux. En ce qui nous concerne, notre musique pourrait bien être un merveilleux allié pour vous, tant les messages qu’elle dissimule sont porteurs d’espoir et d’imaginaire.

Le dernier message serait : Courage à toutes et tous pour la période qui arrivera ensuite. Soyons soudés.

RETROUVEZ ORA EN CONCERT AU SALON À SILLY LE SAMEDI 21 NOVEMBRE DANS LE CADRE DES EXTRAS.

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DIRTY WOLFGANG

Dirty Wolfgang, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ? 

Dirty Wolfgang, c’est d’abord un groupe de potes réunis par le désir de faire vivre un bon groupe de rock. De se faire les modestes ambassadeurs d’une certaine tradition tout en la nourrissant d’influences plus modernes. Et de réunir une vraie communauté qui partage l’envie d’entendre ce son là. On n’a jamais eu l’intention de réinventer la roue, mais je pense qu’on a instinctivement, et au fil du temps, développé notre propre style en cherchant à marier les différents genres qui nous font vibrer. Quelque part entre le heavy, le stoner et le blues.

 

Comment vivez-vous ce confinement et vos concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

On a eu une dizaine de petites dates annulées, et pour la plupart reportées. Et puis des plus grosses, comme par exemple les Sapins Barbus, en France, où on partageait l’affiche avec Phil Campbell (ex-Motörhead), et ça ça fait vraiment chier ! Pour le reste, on prend notre mal en patience comme tout le monde. On ne se montre pas trop pour le moment. Il y a assez d’artistes qui animent le confinement (pour le meilleur et pour le pire d’ailleurs), nous on préfère en profiter pour bosser dans l’ombre et revenir en force plus tard. Parfois il faut savoir se faire rare.

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de vous soutenir en cette période ?

En allant mater nos vidéos sur youtube, en diffusant nos morceaux un max, en achetant notre album et en se préparant à venir nous voir en vrai après toute cette merde. Pas grand chose d’autre à faire pour le moment.

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui vous tente ? 

Non, ça nous emmerde en fait ! Si on joue en live, c’est pour sentir le public, le voir déconner avec nous, et ne pas vraiment savoir comment la soirée va se terminer. Un concert, ça doit être à chaque fois une petite aventure. Ce qu’on aime c’est le côté organique, direct ! Ces trucs “livestream”, ça nous semble abstrait et un peu chiant. Comme un concert assis. Et puis on est nuls en technique de toute façon. Après certains ont sans doute de très bonnes raisons de le faire (entre autres financières), certains styles s’y prêtent sans doute mieux et s’adressent à des publics qui ont d’autres attentes. Mais pour nous, c’est un peu de la branlette. On se filmera peut-être à l’occasion en répète pour faire un coucou mais pas plus.

Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? Vous voyez comment la reprise des concerts ?

On en sait que dalle! Comme tout le monde, on est pendu aux lèvres de gens qui ont les compétences pour y voir plus clair que nous. Je ne sais pas pour les autres groupes. mais en ce qui nous concerne, on sait que notre fanbase trépigne de revenir voir des vrais concerts.

Un message à faire passer ?

“Salut bande de fils de p***, ici tonton Wolfgang ! Faites attention à vos bêtes gueules ! Bisou et embrassez vos mères de ma part.”

RETROUVEZ DIRTY WOLFGANG EN CONCERT AU ZIK-ZAK LE MERCREDI 4 NOVEMBRE DANS LE CADRE DES EXTRAS.

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RARI

Rari, c’est quoi ? Définir le projet en quelques mots.

RARI c’est un projet solo de musique électronique qui synthétise des sonorités club et ambient pour proposer des morceaux avec une certaine densité harmonique et atmosphérique, entre ombre et lumière.

Tu as participé au Concours Circuit en 2018 : qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

Une reconnaissance sur la scène musicale belge et pas mal de visibilité auprès d’un public de professionnels. C’était aussi une belle occasion d’échanger avec des artistes d’horizons différents et de jouer dans d’autres lieux. L’un dans l’autres ça a découlé sur quelques bookings intéressants, ça m’a permis de pousser le projet plus loin.

Concours Circuit 2018 / Tiers de Finale Rockerill © Snappp

Comment vis-tu ce confinement et tes concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

Les Nuits Éclectiques dont l’affiche était super intéressante, plus les contacts en cours qui sont fatalement tombés à l’eau ou remis à plus tard. Pour ce qui est du confinement en ce qui me concerne je me sers du temps que j’ai pour faire un catch-up de ce que j’ai moins pris la peine d’écouter dernièrement, continuer à m’inspirer là où je peux, tenter d’autres choses et pousser la créativité dans des zones différentes. Il y a d’autres artistes et acteurs du secteur qui sont nettement plus impactés que moi et je leur souhaite de rebondir au plus vite après la tempête.

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de te soutenir en cette période ?

La meilleure manière de me soutenir c’est de se pencher sur ma musique et de la partager si elle vous plaît, par la porte ou par la fenêtre, d’autant que j’ai sorti deux nouveaux singles plutôt cool à l’entame du confinement ! 

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui te tente ? Tu penses que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ?

Pour moi c’est un truc qu’il faut faire à fond ou ne pas faire,  je suis pas super équipé pour proposer des livestreams de qualité donc je préfère m’abstenir pour l’instant. Quand ça commencera à vraiment être long peut-être que je l’envisagerai !
Je pense par contre qu’il n’y aura pas d’impact sur la manière dont les gens envisagent le live, regarder quelqu’un jouer en pixels sur un écran ça permet de garder le contact avec l’artiste mais ça ne remplace pas l’expérience sensorielle d’un vrai live. Si on ne s’installe pas trop confortablement dans la psychose collective qui découle de cette situation, tout le monde foncera tête baissée sur les futurs events à la réouverture.

Un message à faire passer ?

Je planche déjà sur un prochain EP que je compte sortir au plus vite après la réunification, pour ceux que ça intéresse il s’agira de rester focus !

RARI était annoncé au programme des Nuits Eclectiques, reportées à l’année prochaine.
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TOM FRANCK

Peux-tu définir ton projet en quelques mots ? 

 Je suis Tom Franck et je fais de la musique électronique. Cela fait une quinzaine d’années que je compose, d’abord en étant bassiste dans des groupes de punk, métal et maintenant seul avec un ordinateur. Ça paraît un peu triste dit comme ça, mais c’est une liberté d’expression personnelle sans avoir de contrainte d’autres personnes. 

J’ai sorti un album « First Elevation » en septembre 2018 accompagné de quelques concerts. Pour l’instant, je travaille sur mon deuxième album.

Comment vis-tu ce confinement et tes concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

 Ce confinement se passe bien pour ma part. Ma famille et mes amis se portent bien, je n’ai pas vraiment à me plaindre. Je mets ce temps à profit pour faire ce que j’aime, c’est-à-dire, composer de la musique, profiter de ma famille et travailler pour mon job. Je ne suis pas du tout un professionnel de la musique. Je donne trois à quatre concerts par an et souvent dans la région d’Orval, qui n’est pas la région la plus peuplée de Belgique. Je suis un peu fainéant pour chercher des dates. A chaque fois que je me mets devant l’ordinateur pour écrire un mail à des boites, mon programme de son me fait de l’œil et je préfère créer qu’essayer d’entrer en contact avec le business de la musique. Un agent serait cool à trouver…

Je suis bien sûr déçu de ne pas donner le concert aux Nuits Eclectiques – super chouette festival entre nous –  mais je ne suis qu’un musicien amateur.

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de te soutenir en cette période ?

En m’ayant déjà écrit pour me faire interviewer, vous m’avez soutenu.  Cela montre qu’il y a des personnes qui soutiennent et font attention aux artistes. Le fait d’ouvrir ma boite mail et de voir un message pour Tom Franck a fait ma journée ; pour cela je vous remercie.

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui te tente ? 

Je n’y ai jamais vraiment pensé. J’aime les salles de concerts, être en interaction avec le public, échanger… Pour tout dire, je ne suis pas fan des réseaux sociaux ni du téléphone…

Tu penses que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live dans les mois à venir ?

C’est difficile de répondre à cette question à l’heure actuelle. Pour l’instant nous sommes confinés et les informations que nous recevons sont celles de la télévision, des journaux… Il est difficile d’avoir l’esprit critique  sur ce que l’on vit au présent.

Où je veux en venir, c’est qu’après cette crise, notre quotidien peut complètement prendre une autre direction ou revenir à la « normale ». Savoir comment on va consommer la musique dans le futur est une question à laquelle je ne sais pas répondre vu que je ne sais même pas quand je vais recommencer mon travail.

Un message à faire passer ?

La culture vaincra.

Tom Franck était annoncé au programme des Nuits Eclectiques, reportées à l’année prochaine.
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YAKHCHAL

Yakhchal, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ?

Yakhchal c’est un trio (Basse, Guitare, Batterie) de musique instrumentale né entre Ixelles et Saint Gilles. Trois amis passionnés de musique avec différents background et une solide expérience sur la scène underground Italienne, qui se sont retrouvés à Bruxelles il y a trois ans. Par facilité, on définit notre musique comme « post-rock » mais on est en réalité bien plus diversifiés dans notre style musical. L’objectif est simple : créer la musique qu’on aime à trois en essayant de communiquer des émotions et des sensations à ceux qui nous écoutent. On utilise également des projections vidéos pendant nos concerts.

Vous aviez participé à un tremplin pour Beauraing is Not Dead, voir cette date s’annuler doit être un coup dur… Comment vivez-vous ce confinement et vos concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

L’annulation du festival Beauraing is Not Dead en avril c’était une grande désillusion pour nous. Mais c’est clair que, dans le contexte actuel, c’était inévitable. Il s’agissait de notre premier festival en plein air, il y avait une super affiche et on était ravis de cette occasion pour jouer devant un beau public, après une année où on avait fait pas mal des concerts à Bruxelles et aux alentours. De plus, ce weekend-là on prévoyait  24 degrés, une journée ensoleillée dans toute la Belgique ! L’idéal ! Une autre date annulée c’était le 28 Mars à l’Uzinne, en co-plateau avec le groupe Meander pour la release de leur nouveau EP.

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de vous soutenir en cette période ?

Franchement, les sessions live sont la meilleure façon pour nous d’écouter notre musique. C’est ce qui ressort des avis de notre public. Il y a des limites à l’écoute digitale et la musique live est bloquée pour le moment. Il n’y a donc pas trop de choix à offrir. Parallèlement, on a travaillé sur la diffusion de notre concert à Gènes (Italie), enregistré le 26 Décembre 2019.

Au niveau musical, pendant ce confinement on cherche à avancer sur nos compositions en travaillant sur différentes idées chacun de notre côté, mais ce n’est pas si évident : généralement on compose nos morceaux ensemble en studio. Notre musique est vraiment « physique » et « matérielle », donc c’est difficile de créer quelque chose d’impactant à distance. C’est sûr que quand on va se retrouver en studio dans quelques semaines (on espère), on aura plein d’idées à développer et on avancera vite sur des nouveaux morceaux qu’on pourra présenter en live prochainement.

Pour nous soutenir, on est toujours à la recherche d’opportunité pour s’amuser en live, donc si vous êtes à la recherche de groupes à inviter pour le post-confinement, nous on est chaud. Là on en profite pour faire aussi un peu de marketing et on vous invite tous à aller voir sur YouTube l’enregistrement de notre live à Gênes, écouter notre musique sur Spotify & Bandcamp et nous suivre sur nos réseaux sociaux. On a publié deux EP, le plus récent s’appelle « Asterim ». Il a été enregistré par Colin Delloye de « We Stood Like Kings ». On a aussi publié récemment un vidéoclip tourné à Bruxelles, conçu et réalisé par Giulio Crisante.

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui vous tente ? Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ?

Comme je disais, notre musique s’écoute mieux en live. On n’est pas vraiment doués avec la technologie et on aime bien jouer physiquement entre nous et avec l’énergie du public. En cette période de confinement, on est tous bombardés d’informations via les réseaux sociaux et on passe la plupart du temps devant l’écran. On doute vraiment que le public online puisse avoir la patience de suivre un live-stream entier. Le gens écoutent les choses maximum quelques minutes ou secondes, et après ils passent à autre chose. On préfère donc utiliser cette période comme une pause et une réflexion individuelle à la recherche de nouvelles mélodies pour la suite.

Après cette expérience, il y aura certainement une grande partie des gens qui vont recommencer à consommer de la musique live, certainement plus qu’avant, soit dans les grandes salles de concert ou dans les petits bars ou salles indépendants, et nous on sera prêts.

Un message à faire passer ?

Restez chez vous, écoutez beaucoup de musique, et, si vous aimez notre son, soutenez les artistes indépendants comme nous en partageant notre musique avec vos amis et sur les réseaux. Nous, on est prêts à recommencer live une fois que le confinement sera fini et n’hésitez pas à nous contacter!

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DEN!ED

Denied, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ? 

DEN!ED c’est un groupe de melodic skate punk (et oui, les dénominations de groupes de punk ça devient une vraie nomenclature…) composé de 3 potes d’enfances (2 frères dans la bande!) qui ont passé la majorité de leur jeunesse à découvrir la scène punk rock ensemble. En commençant par les bases (Pennywise, Bad Religion, Millencolin, NOFX…) on a vraiment appris par la suite à découvrir une scène qui regorge de talents et surtout des valeurs qui nous tiennent à cœur. On est donc occupés depuis l’été 2018 à essayer d’amener notre petite pierre à l’édifice avec nos chansons rapides et engagées. On a actuellement sorti 2 EP et avec le confinement, ça ne m’étonnerait pas qu’on sorte 6 albums dans les 7 prochains mois ! (rires)

Vous aviez participé à un tremplin pour Beauraing is Not Dead, voir cette date s’annuler doit être un coup dur… Comment vivez-vous ce confinement et vos concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

C’est sur que c’est agréable pour personne, on avait vraiment des chouettes dates qui se profilaient, une bonne dizaine dont le BIND et une en Hollande avec un groupe de légende du punk… On avait également l’opportunité de faire la première partie d’Authority Zéro, un groupe qu’on écoute depuis toujours et pour qui on a une admiration sans fin donc c’est clair que c’est un coup dur. Mais bon, on a tous un boulot et les pieds sur terre donc même si c’est sûr que ça ne nous fait pas plaisir toutes ces annulations, il y a des choses plus importantes dans la vie comme lutter contre ce fucking Covid. Et surtout, il y a des gens qui ont beaucoup moins de chance que nous, et ça on se le rappelle tous les jours. Avec ça en têtes, nos problèmes passent quelque peu au second plan dans cette crise, je dirais.

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de vous soutenir en cette période ?

On ne s’est pas lancé dans la musique pour des raisons financières donc de ce côté là on n’a pas de problème vu qu’on travaille tous. Par contre c’est clair que si les gens ont envie de partager ce qu’on fait, ça nous ferait super plaisir. On vient de sortir un EP “The Darkest Timeline” donc on comptait un peu sur ces prochains mois pour le promouvoir, c’est un peu tombé à l’eau… Du coup on est sur Bandcamp, Instagram, Spotify et tous les réseaux possible et imaginable dans cette folle époque. Hésitez pas à perdre un peu de temps de ce côté !

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui vous tente ? Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? Vous voyez la reprise des concerts comment en général ?

Ha c’est clair que c’est cool de voir des groupes réaliser des performances sur les plateformes live facebook et tout le reste mais ça demande un peu de matos quand même pour avoir un rendu convenable… Et puis, tout ce qui est acoustique, c’est généralement pas trop notre délire, c’est pas vraiment un format qui fonctionne avec DEN!ED. Cependant, Kévin et moi-même habitons dans la même maison donc on lancera sans aucun doute un petit live facebook batterie guitare pour le plaisir mais je ne pense pas que ça ira plus loin que ça.

C’est un peu difficile à dire. Je pense que tout le monde aura envie de retrouver ce plaisir de la scène et que ça n’impactera pas le monde des festivals et des concerts… Mais il faudra être extrêmement prudents sur comment relancer tout ça pour ne pas risquer de replonger dans une crise, dû au regroupement massif précoce.

J’espère sincèrement qu’on pourra, à l’avenir, continuer à voir autant de concerts et de festivals que possible parce que ce sont des endroits où le racisme, l’homophobie, et toutes ces conneries n’existent pas. Et ça, c’est vraiment un bol d’air dans le monde dans lequel on vit. Ce serait une catastrophe de perdre ça. On pense que ça va se faire très progressivement et on se fait pas trop de plan sur la comète à ce niveau là. Donc il faudra être patient, mais quand vous nous retrouverez sur scène, on risque d’être complètement tarés !

Un message à faire passer ?

C’est une période vraiment particulière et difficile pour tout le monde (évidemment plus pour certains que d’autres) donc si on peut faire passer un message, ce serait que tout le monde s’entraide, fasse attention et soit responsable en respectant le confinement. Dans un second plan, pourquoi pas tous faire un petit travail de réflexion sur comment le monde fonctionne aujourd’hui. C’est l’occasion ou jamais pour chacun de se retrouver, de prendre le temps de réfléchir à l’après Covid parce que si on veut que quelque chose change, c’est maintenant.

Restez tous safe, et long vie au punkrock !

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A BOY WITH A BEARD

A Boy With a Beard, c’est quoi ? Tu peux définir le projet en quelques mots ?

A Boy With A Beard c’est à l’origine mon projet solo mais qui s’est enrichi il y a 5 ans de trois autres musiciens. C’est aujourd’hui un groupe à part entière composé de Rémy, Fabian, Bastien et moi-même (Sherban). Nous définissons notre musique comme Pop-Noire. On aime le contraste qu’évoque cette étiquette, contraste qu’on explore beaucoup à travers nos morceaux. Notre premier album est sorti il y a un peu plus d’un an sur Luik Records.

Comment vis-tu ce confinement et tes concerts annulés/reportés (ça représente combien de dates pour l’instant) ? 

Nous sommes en préparation de notre deuxième album. Ces dernières semaines, on était en gros entre résidences et studio du coup c’est un peu étrange de devoir laisser ça en suspend. Les priorités sont forcément chamboulées, on se recentre chacun sur nos familles. Ce n’est pas très grave au fond, ce sont juste quelques agendas chamboulés. Au regard de ce que l’on vit ça me semble presque dérisoire. Peut-être même que ça nourrit un peu ce qui suivra. Du fait de cet album on avait assez peu de concerts ces temps-ci. Une poignée de dates sont reportées. La date au Belvédère avec Rive qui nous enthousiasmait beaucoup mais ça n’est que partie remise, ça n’en sera que d’autant plus bon.

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de te soutenir en cette période ?

Notre album est disponible en CD et vinyle via notre page Bandcamp mais surtout dès que tout ceci sera derrière, venir nous voir en concert, on en aura bien besoin !

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui te tente ? Tu penses que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ?

Je trouve que ça a le mérite de montrer l’humain derrière la musique. Tout le monde est d’un coup à même échelle. Je suis surtout touché par ce qui se passe entre les morceaux, ces quelques moments précieux captés de ci de là: Dana Margolin (Porridge Radio) qui fait une peinture en live, Adam Granduciel (The War On Drugs) qui montre son rack préféré, et plus proche de nous Grégoire de Thot/The Hills Mover qui fait du Tarot. Ça donne à voir un morceau d’intimité en toute simplicité. La distance qui rapproche au fond.

J’avoue qu’en soi la musique me touche moins dans ce contexte là. Pour moi ça passe au second plan. Peut-être par manque de contact humain je ne cherche plus que ça dans ces sessions ! J’ai pensé en faire un au début mais j’avoue que mon smartphone m’intimide plus qu’un public.

On peut s’attendre à des actus de ta part à la sortie de cette crise ?

Notre deuxième album devrait sortir début 2021. Entre temps on aura quelques dates à reprogrammer et probablement un nouveau single à l’automne.

Un message à faire passer ?

Prenez soin de vous et des autres. 

RETROUVEZ A BOY WITH A BEARD EN CONCERT (AVEC RIVE) AU BELVÉDÈRE LE SAMEDI 24 OCTOBRE DANS LE CADRE DES EXTRAS.

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Bothlane

Bothlane, c’est quoi ? Tu peux définir le projet en quelques mots ?

Bothlane au début c’était des expérimentations électroniques, des petits morceaux souvent liés à une image. J’ai testé pas mal de set up mais je ne ressentais pas spécialement le besoin de faire un projet solo et des concerts. J’étais plus dans l’optique du jazz, de l’improvisation et de l’échange avec d’autres musiciens.

Puis, au fur et à mesure, j’ai composé des morceaux assez expérimentaux, avec peu de beat. Je cherchais plus une texture sonore et de l’improvisation autour d’une idée. Le modulaire m’a permis de synthétiser toutes ces idées et d’aller plus loin. Je ressentais de plus en plus le besoin de faire un truc plus personnel, sans concession et sans l’empreinte d’autres musiciens.

Je viens des arts plastiques, de la peinture et j’aime bien l’idée de passer des journées seul à travailler dans un atelier. Cette sorte d’introspection artistique me manquait un peu et c’est ce que je retrouve avec ce projet.

Comment vis-tu ce confinement et tes concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

C’était un peu difficile au début car beaucoup de chouettes dates ont été annulées. Pour l’instant 12 dates jusqu’au 20 mai avec tous mes projets confondus. Puis je me suis dit que j’allais profiter de ce moment pour composer. J’ai câblé tout mon studio en une espèce de laboratoire et ça me donne le temps d’aller un peu plus loin dans la recherche et l’étude du modulaire. Mais avoir du temps ce n’est pas toujours ce qui aide la créativité … Je fonctionne en général pas trop mal dans l’urgence !

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de te soutenir en cette période ?

Bonne question ! Je ne sais pas, c’est peut-être le moment de vous abonner à mon Spotify et ma page Facebook pour voir ce qui sortira de ce confinement.

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui te tente ?

J’y ai pensé au début mais ça a été vite saturé de live stream et j’ai préféré profiter de ce
moment pour m’isoler et composer. J’avais un concert le 20 mai à la Ferme du Biéreau et ils me proposent de le faire à huis-clos avec une captation retransmise via Facebook Live, je me suis dit que c’était bien comme « première sortie » de confinement.

Tu penses que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ?

J’espère vraiment qu’elle aura un impact sur la manière de consommer tout court, mais
malheureusement j’en doute.

On peut s’attendre à des actus de ta part à la sortie de cette crise ?

J’avais un studio prévu avec Ça Balance Electro et un clip de prévu. Je n’en dis pas plus mais le clip me tenait vraiment à coeur et j’espère que cela pourra se faire quand-même dans pas trop longtemps sinon les idées risquent de pâlir avec le temps.

Un message à faire passer ?

Merci à Luik Records et à tous ces gens qui donnent de l’énergie pour faire vivre la musique indépendante. Et puis bon courage à tous !

Le concert de Bothlane initialement prévu à l’Atelier 210 le 3 avril a dû être annulé. Pour le moment aucune date de report n’a été fixée…

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S O R O R

S O R O R, c’est quoi ? Pouvez-vous définir le projet en quelques mots ?

S O R O R, est la rencontre de deux âmes soeurs, Alice et Sophie, réunies pour faire de la musique. Formé en 2018, le groupe compte désormais 4 membres qui envoient un mélange de rock psyché et de Trip-Hop. Difficile de définir le style de S O R O R en fait… A certains moments, on soupçonne une influence surf rock tant les riffs de guitare sont entêtants et la reverb présente mais l’atmosphère reste mélancolique et sombre. La voix de la chanteuse Alice, harmonisée par celle de Sophie, est aérienne, éthérée, envoûtante. Nous venons de sortir un tout nouvel EP ( enregistré au Studio La Patrie à Gand, par Koen Gisen (An pierlé, Bony king of nowhere, Flying horseman..)) sur toutes les plateformes, il sortira aussi en vinyles. Nous avons aussi sorti 2 clips video, un pour le single Sister, un pour le single Unleash the dogs.
Des concerts sont programmés ou reportés, Nuits du Bota, Bucoliques Festival etc.

Vous avez participé au Concours Circuit en 2018. Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?

Le Concours Circuit a été une belle expérience pour nous. Le Concours nous a vite donné l’opportunité de jouer sur de belles scènes, mais aussi, il nous a permis de nous préparer à “la” scène en général. Nous y avons rencontré de chouettes personnes, et ça nous a apporté une bonne visibilité aussi. S O R O R était un tout jeune groupe jouant ensemble depuis quelques mois seulement à l’époque.

Comment vivez-vous ce confinement et vos concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

Bon, on est un peu tous logés à la même enseigne pour le confinement. Mais bon, voilà, c’est comme ça, on a la chance d’être en bonne santé, pour le moment, donc on a pas le droit de se plaindre !

Mais effectivement, cette crise tombe assez mal pour nous. Nous allions, enfin, présenter nos nouveaux morceaux sur scène, un nouveau line up, une nouvelle énergie. Nous avions bien préparé ça, avec le tournage de clips pour amorcer la promo, etc. Cette phase qui allait arriver était un peu le fruit de beaucoup de travail et d’investissement tant artistique, humain que financier. Nous avions plus de 10 dates programmées entre mars et juin. Elles tombent toutes ou presque à l’eau, certaines seront reprogrammées. Nous faisons confiance aux programmateurs des salles pour qui ça doit être très difficile de gérer aussi. On verra. C’est pas fini, on reste confiants et surtout, on compose, on compose, on compose ! On s’envoie des maquettes presque tous les jours et on bosse un peu chacun de notre côté dans nos petits home studio bien confinés. Ça va être une période productive pour les artistes, voyons le positif !

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de vous soutenir en cette période ?

Le meilleur moyen est de diffuser de la musique, des clips, de tous les groupes qui devaient se produire pour le moment sur scène, les diffuser un max via des plateforme quelles qu’elles soient. Et puis, organiser un gros festival quand tout ça sera derrière nous. Ça, ce serait une super idée !

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui vous tente ? Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ?

L’expérience du live streaming est assez compliquée pour nous si nous respectons les consignes de confinement. Nous sommes 4 donc 4 foyers séparés. Nous ne vivons malheureusement pas en communauté les S O R O R, même si on s’adore (rires).
Non, ça ne va pas changer les fonctionnements. Je pense qu’au contraire, après cette crise, les gens vont avoir envie d’aller voir des concerts et ne plus regarder la musique via un écran mais bien de la vivre, de la sentir, de la partager, de la danser, oups, je m’emballe (rires). Enfin, je le vois comme ça, et l’espère aussi !

Concernant votre release party initialement prévue au Brass : qu’est-ce que ça implique pour vous dans l’immédiat cette annulation ? Pourquoi avoir choisi le Brass pour cette release ? Envie que la nouvelle date se fasse là-bas ?

Nous laissons le Brass se retourner et on reprendra contact, j’imagine, une fois que toute l’équipe sera un peu plus à l’aise avec ces changements de programme. On allait y faire une “release de clip” pour amorcer la promo de la sortie, en fait. Le Brass est un lieu qu’on aime beaucoup, la programmation y est riche, éclectique, underground. L’équipe y est géniale et ouverte. Nous avions eu l’ occasion d’y jouer lors d’une Tripartite. Tout s’est fait naturellement.

Un message à faire passer ?

Soyons patients, et confiants, et restons confinés. Écoutons de la musique, lisons, créons. C’est peut-être aussi, le moment de  remettre en question certains fonctionnements de notre société qui “disfonctionnent”. Je pense, notamment, à notre manière de consommer, de partager, de se déplacer… Et on se voit bientôt sur scène !

Les concerts de S O R O R initialement prévus au Brass le 1er avril et à la Capsulerie le 24 avril ont dû être annulés. Pour le moment aucun date de report n’a été fixée…

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MAYA


Maya, c’est quoi ? Peux-tu définir le projet en quelques mots.

Un projet musical dans lequel je chante en français et turc, des sonorités pop/folk/world, avec des musiciens en or ! Un premier EP de 5 titres sorti en 2017 et le deuxième EP « En chemin » de 7 titres vient de sortir. Les musiciens participent à la composition, et les textes sont écrits en collaboration avec Piwi Leman qui est également le percussionniste (et ex-booker/manager), Zeynep Oral une journaliste turque, Zeynep Yarsuvat, amie de longue date qui m’a vu grandir, Yannick Mignolet, certains textes sont également repris du recueil de mon arrière-grand-mère sorti en 1994.

Comment vis-tu ce confinement et tes concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

J’ai six concerts annulés pour le moment. Le confinement je le vis très bien, à vrai dire cela me fait un bien fou ! J’ai énormément besoin de silence. L’année passée, je suis partie deux fois en retraite et certains jours j’ai besoin d’une heure de méditation. Et concernant la pause dans le projet, ce n’est pas grave, ça ne sert à rien que je me batte contre ça, cela ne fera que créer des résistances et frustrations dont je n’ai pas besoin. Eckart Tolle m’a appris à dire oui à la vie quoi qu’il arrive, même si cela semble gênant et embêtant comme situation. En acceptant ce qui se présente cela permet beaucoup plus facilement la transformation. Sinon cela me cause beaucoup d’angoisses, d’anxiété et de stress. J’en profite donc pour « flâner » dans le « rien » car cela amène tellement de créativité et surtout de bien-être, un sentiment de joie sans aucune raison. C’est de cet endroit que la création émerge. Avant je voulais créer mais cela partait du mental, sans m’en rendre compte c’était surtout par besoin de plaire et de se sentir reconnue. Je fais pleins de choses que je ne prenais pas assez le temps de faire, mais surtout me permettre juste d’être, sans m’imposer de « faire » des choses pour paraître active, et en lâchant prise, en laissant ce silence vivre, tellement de choses en sortent…

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de te soutenir en cette période ?

Il est possible d’écouter le nouvel EP sur Spotify. Quelques « j’aimes », commentaires ou partages peuvent apporter un petit soutien, mais la magie, les moments les plus chouettes sont ceux partagés en concerts avec les musiciens et le public…

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui te tente ? Tu penses que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ?

Je trouve ça super chouette, il y’a une telle connexion et solidarité qui se crée dans l’humanité c’est dingue ! L’élan de faire un livestream ne s’est pas présenté chez moi pour le moment. Le chamboulement de cette crise impactera nos croyances et notre façon de vivre (j’espère). Concernant la manière dont la musique sera consommée, je n’en sais rien, on verra bien, c’est une surprise… !

On peut s’attendre à des actus de ta part à la sortie de cette crise (tu composes pour le moment) ?

J’ai pas mal de textes, et je fais des exercices de composition disons. Mais un premier album se prépare c’est sûr ! Pour quand je ne sais pas encore… Mon deuxième EP venant de sortir, je mets la lumière sur ces chansons là pour le moment !

Un message à partager ?

Prenez tous et toutes bien soin de vous, courage ce n’est qu’un tournant, la magie ne fait que commencer !

Le concert de Maya initialement prévu au Dude le 1er avril a dû être annulé. Pour le moment aucun date de report n’a été fixée…

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Deadline

Deadline, c’est quoi ? Pouvez-vous définir votre projet en quelques mots.

Deadline c’est un trio tout droit venu de Charleroi ! Depuis 2013, on joue du Gasoline Rock, comme un punk rock sauvage qui hurlerait le blues sur les rives du Mississippi. Ca sent bon le tungsten et le diesel. On s’échange sans arrêt les rôles pour créer un énorme chaos schizophrénique et imprévisible, uniquement guidé par les fantômes du blues. Deadline a sorti deux disques, dont le dernier “Those who inhabit this land” est sorti en 2018 sur les labels Rockerill Records et Mottow Soundz

Comment vivez-vous ce confinement et vos concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ? 

Le confinement, on essaye de le prendre comme une chance de se poser, de faire le tri dans nos têtes et de redécouvrir notre lien à la musique ! Depuis 2013 on a toujours eu la tête dans le guidon, c’est l’occasion de se rafraîchir !

Par contre, il arrive au mauvais moment, on avait deux chouettes dates annoncées; une au Zik-Zak avec Ben Miller et puis le Roots & Roses… qui tombent à l’eau. Il y avait aussi 4-5 dates pas encore totalement bookées qui nous échappent. On a pu jouer à Paris la veille du confinement et comme le concert a été un succès, on reste un peu sur notre faim…

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de vous soutenir en cette période ?

Je ne pense pas que les artistes ont besoin de plus de soutien que n’importe qui d’autre en cette période, mais j’apprécie fortement que beaucoup de gens décident de ne pas être remboursés des places qu’ils avaient achetées. Avant tout pour aider les organisateurs et les salles dans ces moments difficiles. Je fais pareil de mon côté, et c’est dingue le nombre de concerts que je devais aller voir dans les semaines à venir !

Sinon, on encourage les gens à découvrir notre musique sur Spotify, Deezer, Bandcamp, etc.

Il est aussi possible de commander nos disques directement sur les sites de nos labels:

https://www.rockerillrecords.com/deadline
https://www.mottowsoundz.com/deadline-order

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui vous tente ? Vous pensez que cette crise aura un impact sur la manière dont on consomme la musique live ? 

Je suis admiratif de la créativité des gens pendant le confinement, quel que soit leur domaine, ils trouvent le moyen de se réinventer, c’est fascinant !

Pour l’instant, je profite également du confinement chez moi pour m’enfermer dans mon home-studio et travailler à de nouvelles choses, ça ne m’était plus arrivé depuis des années. On a pas réellement parlé de partager quoi que ce soit pendant le confinement mais on ne l’exclut pas non plus !

Réellement, je pense que cette crise pourrait repenser les possibilités qu’offrent internet pour la musique live. Comme l’avait fait l’arrivée des homes studio et du streaming pour la diffusion musicale à l’époque.

On peut s’attendre à des actus à la sortie de cette crise (album, clip, live…) ?

A la sortie de la crise, on va surtout essayer de remonter sur scène ! Comme je le disais, on profite du confinement pour travailler certaines choses, ça risque d’être long avant de pouvoir les entendre !

RETROUVEZ DEADLINE EN CONCERT AU ZIK-ZAK LE MARDI 8 DÉCEMBRE DANS LE CADRE DES EXTRAS.

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RIVE

Rive, c’est quoi ? Pouvez-vous définir votre projet en quelques mots ?

Nous sommes un duo bruxellois de dream pop en français. Nous avons sorti notre premier album Narcose en mars 2019.

Vous avez participé au Tremplin du Cabaret Vert l’an dernier.
Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ? 

De la visibilité, puisque le Cabaret Vert est le plus important festival du nord-Est de la France. En 2019, au moment où nous y avons joué, il accueillait des artistes comme Patti Smith, Courtney Barnett ou Roméo Elvis. Nous avons donc pu nous produire devant un public et des professionnel.le.s du milieu musical français.

Comment vivez-vous ce confinement et vos concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ? 

Deux dates sont reportées à la rentrée pour le moment, l’une qui devait avoir lieu au Belvédère à Namur et l’autre à Bruxelles, au Hic, une conférence-concert sur la place des femmes dans la musique. Mais des dates sont encore en suspens pour avril, mai et juin. Par ailleurs, Juliette devait se produire à l’Olympia en featuring avec Scylla et Sofiane Pamart, le 15 avril, la date est reportée à octobre.
Pour nous, la période est difficile, puisque les concerts représentent des rentrées d’argent et un moyen important de faire vivre notre musique, mais c’est sans doute beaucoup plus compliqué et frustrant pour ceux et celles qui sortent actuellement un album. Comment exister sans dates, alors que l’on sait que les concerts sont une vitrine, et quand les médias sont, pour le moment, saturés par l’actu ? Certains ont choisi de postposer la sortie de leur album, comme Glass Museum, d’autres, comme Annabel Lee, ont maintenu la sortie, mais proposent des live sur Facebook.

De notre coté, pour ce qui est du confinement, passée la période de choc, nous essayons de nous remettre au travail. Mais les questions sont importantes. Le monde de la musique va t-il retomber sur ses pattes ? Et cela ne concerne malheureusement pas que le secteur de la musique… Que nous réserve l’avenir? On espère de tout cœur que les politiques, les gens, vont prendre acte des erreurs commises dans la gestion de la crise, et en profiter pour redessiner les contours de nos sociétés.
Est-ce qu’on se décidera enfin à construire quelque chose qui fait davantage sens, en remettant au centre les questions sociales et écologiques? Ou est-ce qu’on continuera comme avant (en pire?) jusqu’à un basculement irréversible?

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de vous soutenir en cette période ?

Une lettre ouverte, signée par différentes structures du paysage musical belge francophone, a été lancée à l’intention des head of music et programmateurs/programmatrices en radio pour qu’iels diffusent davantage des œuvres d’artistes belges, de manière régulière et aux heures de grande écoute. L’objectif est que les musiciens et musiciennes touchent davantage de droits d’auteurs, afin d’amortir – un peu – la perte de revenus liée à l’annulation des concerts. L’idée est vraiment intéressante, d’autant plus qu’elle est défendue depuis longtemps par des structures comme Facir, par exemple, avec l’introduction de quotas plus élevés de musique locale en radio. On a l’impression, que partout et dans tous les secteurs, il faudra revenir à une économie plus locale, moins soumise à des enjeux impalpables, liés à la mondialisation.

Par ailleurs, pour soutenir les artistes, nous conseillons de précommander des places de concerts, de continuer à écouter de la musique, en acheter et puis, plus tard, retourner voir de la musique sur scène. Pour finir, il nous semble que les pouvoirs publics doivent continuer à jouer leur rôle de soutien aux artistes et à la culture. Il y avait une phrase qui traînait sur twitter dernièrement qui disait en substance : “Merci la culture, en période de confinement, heureusement qu’il y a de la musique, des films, des séries…”.

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui vous tente ?

Avec Rive, nous sommes dans une période d’écriture, d’introspection, donc pas forcément pour le moment dans une énergie de live, même si nous adorons la scène. Mais nous sommes vraiment très ému.e.s de voir des concerts sur Facebook, comme celui de James Blake, par exemple. Il y a d’ailleurs une chouette plateforme Music Is Alive qui partage les initiatives des artistes comme des lives et home-sessions retransmis sur les réseaux sociaux. Cette magie du direct, elle est aussi palpable sur les réseaux sociaux. Et puis, nous ne sommes qu’au début du confinement, sans doute que d’autres idées, d’autres envies, d’autres façon de s’exprimer vont voir le jour chez tout le monde… Ce genre d’expérience, cela oblige à s’adapter et à être créatif·ve·s.

On peut s’attendre à des actus à la sortie de cette crise (album, clip, live…) ? 

Oui, de nouveaux morceaux à la fin de l’année sans doute, des clips, des featurings.
Quel sera l’impact de cette expérience sur ce que nous défendons dans nos textes et notre musique? Il nous semble que c’est trop tôt pour le dire… Mais nous vivons une période très déstabilisante qui va, sans nul doute, nous changer individuellement et collectivement.

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Glass Museum

 

Glass Museum, c’est quoi ? Pouvez-vous définir votre projet en quelques mots ?

Nous sommes un duo jazz-electro synthés-piano basé à Bruxelles depuis 2016. Nous avons sorti un premier album Deux en 2018 et préparons la sortie de notre deuxième album Reykjavik chez Sdban Records pour avril, ainsi qu’une tournée européenne.

Vous avez participé au Concours Circuit et au Tremplin de Dour.
Qu’est-ce que ces expériences vous ont apporté ?

Le projet a justement été créé dans l’optique de participer au Tremplin de Dour que nous avons remporté en 2016. Cette exposition nous a permis d’avoir rapidement de la visibilité et un encadrement pro autour du projet. La même année, la finale du Concours Circuit nous a permis de remporter pas mal de dates en Belgique et du studio !

Comment vivez-vous ce confinement et vos concerts annulés (ça représente combien de dates pour l’instant) ?

Actuellement, nous sommes en train de décaler un maximum la tournée de la sortie d’album à septembre/octobre 2020, et d’autres dates sont annulées. C’est très embêtant parce que ces dates de concerts coïncidaient avec la sortie de l’album et toute la promo étalée sur le printemps. C’est également un énorme manque à gagner dans les prochains mois car une grande partie de nos rentrées financières ont été investies dans cette album.

Par quel(s) moyen(s) est-il possible de vous soutenir en cette période ?

Le meilleur moyen de soutenir les artistes, salles et festivals est de garder ses tickets de concert, de s’informer sur les reports prévus. Personnellement, on espère que les gens écouteront notre album sur lequel on a travaillé pendant 1 an et demi, et qu’ils viendront nous soutenir en live à la fin de cette période de confinement.

Il y a de plus en plus d’artistes qui se lancent dans des sessions livestream : une expérience qui vous tente ? 

Beaucoup d’artistes se sont lancé·e·s dans des sessions livestream, on trouve que c’est une bonne idée, surtout pour des formules DJ sets et sessions acoustiques comme Annabel Lee l’a fait le jour de sa sortie d’album. Pour nous, c’est un peu compliqué avec la distance, mais envisageable pour un live solo d’Antoine ou un DJ set… Pour tenir les gens en haleine jusqu’à notre sortie en fin avril, on a fignolé un clip en plus qui sortira avec la sortie d’album.

Deux mots sur votre prochain EP Reykjavik dont la sortie est prévue le 24 avril ?

On va sortir un deuxième clip “Clothing” tourné au Vietnam le 3 avril ! Sinon, on a compilé une série de sessions live de morceaux de l’album par ici.

Retrouvez Glass Museum en concert au Belvédère le samedi 3 octobre dans le cadre des EXTRAS.

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