.13 avril 2021
Margaux Bernard

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Communiqué | La vie culturelle, un droit fondamental

Depuis plusieurs mois, le secteur culturel exhorte le gouvernement à adapter sa stratégie sanitaire en rappelant son expertise en matière d’accueil des publics et de gestion des risques. Des études étrangères démontrent à suffisance la non-dangerosité des lieux culturels. Le secteur culturel a rappelé à maintes reprises que dans un contexte de crise sanitaire structurelle, les paramètres épidémiologiques ne peuvent plus à eux seuls déterminer la stratégie du gouvernement.

L’état préoccupant de la santé mentale de la population, son manque d’adhésion croissant aux mesures de sécurité sanitaire, leurs impacts sur l’exercice des libertés et des droits fondamentaux, sans parler des conséquences économiques et sociales : tout cela doit être intégré dans la balance d’une politique sanitaire globale de prévention des risques. Par ailleurs, le gouvernement vient d’être sanctionné par le Tribunal de première instance qui considère que les mesures restrictives ne reposent sur aucune base légale valable.

Il est temps de changer de paradigme, de réajuster et de permettre à la vie de reprendre, en limitant les risques de propagation du virus au maximum.

“ (…) Il ne s’agit pas ici de prôner un « vivre avec le virus », mais « malgré le virus ». On ne « vit » pas avec un virus dangereux. Il s’agit de réduire les risques de transmission de manière beaucoup plus ciblée et d’accepter un risque résiduel comme nous l’avons toujours fait dans d’autres domaines, comme celui de la sécurité routière ou de l’incendie (…)

Propos de la carte de blanche de Nathan Clumeck, Leila Belkhir, Marius Gilbert publiée dans le Soir du 12 avril
2021.

Le secteur culturel de la Fédération Wallonie-Bruxelles attend du Gouvernement qu’il décide lors de la prochaine réunion du CODECO de la reprise des activités culturelles :
● à partir du 1 er mai dans des conditions sanitaires propices à éviter au maximum la circulation du virus, pour des publics limités en fonction des caractéristiques des lieux et des activités ;

● dès à présent, en garantissant un « service minimum » de diffusion et d’action culturelle, et ce quelle que soit la situation épidémiologique. Ceci permettra d’assurer la continuité de la diffusion des œuvres, le maintien des liens avec les publics ainsi qu’un certain exercice des droits culturels.


Signé par : UPACT (Union de Professionnel·le·s des Arts et de la Création — Travailleur·euse·s)
ACC (Association des Centres culturels de la Communauté française de Belgique)
ASSPROPRO (Association des Programmateurs Professionnels)
ASTRAC (Réseau des professionnels en Centres culturels)
Le club des 5
Court-Circuit (Fédération d’Organisations de Concerts)
FEAS (Fédération des Employeurs des Arts de la Scène)

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